Kaptmedia

Fridolin Nke s'oppose à une succession de Franck Biya après les propos de Dieudonné Essomba

Fridolin Nke rejette l'idée d'une succession de Franck Biya après les propos de Dieudonné Essomba sur Vision 4, ravivant le débat sur l'après-Biya et appelant à un changement radical.

Fridolin Nke s'oppose à une succession de Franck Biya après les propos de Dieudonné Essomba
Actualités Cameroun

L'idée d'une éventuelle succession de Franck Biya à la tête de l'État camerounais continue de susciter des réactions passionnées. Après les déclarations de Dieudonné Essomba sur Vision 4, où il évoquait la possibilité de voir Franck Biya devenir vice-président, Fridolin Nke a exprimé son désaccord de manière véhémente.

Dans un message publié sur sa page Facebook ce lundi 13 avril 2026, Fridolin Nke s'adresse directement à Dieudonné Essomba : « Dieudonné Essomba, NOUS NE VOULONS PAS DE FRANCK BIYA COMME DAUPHIN ! Le mépris ne va pas continuer ». Cette prise de position claire et sans détour souligne un rejet de l'idée d'une transmission dynastique du pouvoir.

Fridolin Nke insiste sur le besoin d'un changement radical et d'une rupture avec le système actuel. « Le peuple a besoin d’un homme de poigne qui peut nettoyer toutes les “ordures” laissées par Biya », écrit-il, reflétant une volonté de voir émerger un leadership capable de répondre aux attentes de la population.

Les propos de Dieudonné Essomba sur Vision 4 ont ravivé un débat latent sur la succession de Paul Biya, au pouvoir depuis 1982. Essomba avait suggéré que Franck Biya pourrait être un choix de compromis pour l'élite camerounaise. Selon lui, Franck Biya représenterait un « optimum de second ordre », une figure acceptable par tous les camps, chacun préférant le voir au pouvoir plutôt qu'un rival.

Cette analyse avait déjà fait réagir en 2022, lors d'un débat entre Dieudonné Essomba et Fridolin Nke. Essomba avait alors affirmé que Franck Biya avait les moyens de devenir président, s'il le souhaitait.

La réaction de Fridolin Nke met en lumière les tensions persistantes autour de la question de la succession et le désir d'une partie de la population de voir un véritable changement à la tête du pays. La question de l'après-Biya reste un sujet sensible et ouvert, alimentant les spéculations et les prises de position.

Source : www.lebledparle.com