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Expulsion d'une lesbienne marocaine vers le Cameroun : une protection judiciaire bafouée

Malgré une protection judiciaire, Farah, lesbienne marocaine, a été expulsée des États-Unis vers le Cameroun, puis renvoyée au Maroc où elle vit cachée. Une affaire révélant les failles du système d'a

Expulsion d'une lesbienne marocaine vers le Cameroun : une protection judiciaire bafouée
Actualités Cameroun

Farah, une jeune Marocaine lesbienne de 21 ans, a vu sa demande d'asile aux États-Unis rejetée et a été expulsée vers le Cameroun en janvier 2026, malgré une ordonnance de protection d'une juge fédérale américaine interdisant son renvoi. Cette affaire met en lumière les failles du système d'asile américain et les dangers auxquels sont confrontées les personnes LGBT+.

Au Maroc, l'homosexualité est illégale et passible de peines de prison. Farah fuyait les menaces de sa propre famille après la découverte de son orientation sexuelle. Elle a entrepris un long périple à travers l'Amérique latine avec sa compagne dans l'espoir d'obtenir l'asile aux États-Unis.

Bien qu'une juge ait émis une ordonnance de protection en août 2025, interdisant son renvoi au Maroc en raison des dangers qu'elle y encourrait, l'administration Trump l'a expulsée vers le Cameroun. Or, l'homosexualité est également illégale au Cameroun, avec des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison.

Les autorités camerounaises l'ont renvoyée au Maroc, où elle vit désormais cachée, craignant pour sa vie. Selon BFMTV, elle vit dans la peur constante d'être retrouvée par sa famille.

Cette affaire soulève de sérieuses questions sur le respect des décisions judiciaires par l'exécutif américain dans les procédures d'expulsion, ainsi que sur la coordination concernant les pays tiers considérés comme sûrs pour les personnes LGBT+. Des avocats dénoncent une faille juridique permettant de contourner les protections judiciaires via des accords avec des pays tiers.

L'expulsion de Farah illustre les conséquences des politiques migratoires restrictives et met en évidence la vulnérabilité des demandeurs d'asile LGBT+. Elle révèle que l'orientation sexuelle peut être ignorée comme motif de protection et que des protections judiciaires peuvent être annulées par des décisions administratives.

Le cas de Farah met en lumière les défis auxquels sont confrontées les personnes LGBT+ cherchant refuge et la nécessité d'une protection internationale plus efficace. Son histoire pose la question de savoir combien de personnes vivent cachées, privées de leurs droits par des décisions gouvernementales. Le droit d'asile saura-t-il résister à de telles violations?

Source : www.camer.be