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Drame passionnel à Kribi : un gardien de prison et une militaire retrouvés morts

Un gardien de prison et une militaire ont été retrouvés morts à Kribi dans un possible cas de meurtre suivi de suicide. Les autorités enquêtent sur ce drame passionnel.

Drame passionnel à Kribi : un gardien de prison et une militaire retrouvés morts
Actualités Cameroun

Kribi est sous le choc après la découverte des corps sans vie d'un gardien de prison stagiaire et d'une soldate, le 22 février 2026. Ebua Johnson Nyang, gardien de prison stagiaire, et Enama Jeanne Marie, soldate de première classe, ont été retrouvés au domicile du gardien, situé près de la prison centrale de Kribi.

Les premiers éléments de l'enquête indiquent une relation tumultueuse, marquée par la jalousie et des disputes fréquentes. Des proches du couple ont confié qu'il s'agissait d'une liaison passionnelle mais orageuse, qui aurait tragiquement dégénéré.

Les investigations préliminaires laissent penser que Ebua Johnson Nyang aurait tué sa compagne avant de se donner la mort. Les autopsies devraient confirmer cette thèse. Un collègue, témoin de la scène, a subi un choc hypertensif et a été hospitalisé ; il demeure sous observation.

Le préfet du département de l'Océan a immédiatement convoqué une réunion de crise pour faire la lumière sur les circonstances exactes de ce drame et tenter d'apaiser les tensions au sein des forces de sécurité. Les corps ont été transférés à la morgue de l'hôpital régional de Kribi pour des examens médico-légaux.

Ce drame met en lumière la question des violences conjugales au sein des forces de l'ordre, un sujet souvent tabou. Les contraintes du métier, le port d'arme, le stress et l'absence de mécanismes d'alerte peuvent transformer des conflits en tragédies. La question de la prévention de ces drames et de l'accompagnement des couples d'agents se pose avec acuité.

En effet, bien que 54% des Camerounais considèrent la violence domestique comme une affaire criminelle nécessitant l'intervention de la police, 44% la considèrent comme une affaire familiale privée. De plus, 63% des Camerounais estiment qu'il est parfois justifié qu'un homme utilise la force physique pour discipliner sa femme.

Les enquêtes se poursuivent pour établir les responsabilités et identifier d'éventuels manquements. Ce drame soulève des questions cruciales sur la prévention de la violence conjugale et le soutien psychologique au sein des forces de sécurité.