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Djaïli Amadou Amal dénonce l'assassinat de Divine Mbarga comme un symbole de l'indifférence collective

L'écrivaine Djaïli Amadou Amal dénonce l'assassinat de Divine Mbarga comme le symbole d'une banalisation de la violence et d'une indifférence collective face à la souffrance des enfants au Cameroun.

Djaïli Amadou Amal dénonce l'assassinat de Divine Mbarga comme un symbole de l'indifférence collective
Actualités Cameroun

L'onde de choc provoquée par l'assassinat de la jeune Divine Mbarga continue de secouer le Cameroun. Face à cette tragédie, l'écrivaine Djaïli Amadou Amal, figure de proue de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, a brisé le silence pour exprimer son indignation et pointer du doigt les dérives sociétales que révèle ce crime.

Dans une déclaration poignante, l'autrice de « Munyal, les larmes de la patience » ne se contente pas de dénoncer un simple fait divers. Pour elle, l'affaire Divine Mbarga est le symptôme d'une banalisation de la violence et d'une indifférence croissante face à la souffrance des plus vulnérables. « Ce qui s’est passé dépasse l’entendement. À mon sens, le summum de l’horreur : la banalisation de la violence et de nos propres souffrances », écrit-elle, soulignant l'atrocité d'un enfant appelant à l'aide dans la nuit sans que personne n'intervienne.

Djaïli Amadou Amal met en lumière l'indifférence collective qui a permis à un tel drame de se produire. Elle dénonce une société où certains osent même blâmer la victime, exposant ainsi une dérive morale inquiétante. « Le meurtre de Divine Mbarga n’est pas seulement un drame. C’est un miroir. Tragique. Le reflet brutal de notre indifférence collective », affirme-t-elle avec force.

L'écrivaine interpelle également sur la sécurité des enfants, s'interrogeant sur les lieux et les personnes de confiance auprès desquels ils pourraient être protégés. « Où nos enfants sont-ils encore en sécurité ? Dans nos maisons ? À l’école ? Dans nos quartiers ? Avec qui pouvons-nous encore les laisser ? », questionne-t-elle, exprimant l'angoisse d'une mère face à un monde qui semble devenir hostile à l'innocence.

Face à cette horreur, Djaïli Amadou Amal appelle à une prise de conscience collective et à une remise en question profonde de nos valeurs. Elle exhorte la société à se poser les « vraies questions » et à offrir aux victimes, telles que Divine Mbarga, une réponse à la hauteur de leur souffrance. « Ce que nous leur devons, aujourd’hui, ce n’est pas seulement des larmes. C’est une prise de conscience et une justice exemplaire », insiste-t-elle.

L'affaire Divine Mbarga a ravivé le débat sur la protection de l'enfance et la lutte contre les violences faites aux mineurs au Cameroun. Les enquêtes se poursuivent pour faire la lumière sur ce crime odieux et traduire les responsables en justice. En attendant, la voix de Djaïli Amadou Amal résonne comme un appel pressant à la responsabilité collective, rappelant que la sécurité et le bien-être des enfants sont l'affaire de tous.

Au-delà de l'émotion et de l'indignation, c'est une profonde remise en question de nos valeurs et de notre capacité à protéger les plus vulnérables qui est aujourd'hui nécessaire.

Source : www.lebledparle.com