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Denis Sassou N'Guesso réélu président du Congo-Brazzaville avec 94,82% des voix

Denis Sassou N'Guesso remporte la présidentielle au Congo avec près de 95% des voix. L'opposition conteste le manque de transparence et dénonce des arrestations.

Denis Sassou N'Guesso réélu président du Congo-Brazzaville avec 94,82% des voix
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Denis Sassou N'Guesso, 82 ans, a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle en République du Congo, avec 94,82% des voix. Le ministre de l'Intérieur, Raymond Mboulou, a annoncé les résultats provisoires mardi, attribuant 2 507 038 voix au président sortant. En attendant la confirmation des résultats par la Cour constitutionnelle, Sassou N'Guesso est donc élu dès le premier tour pour un cinquième mandat.

Les résultats provisoires montrent une faible performance de l'opposition, aucun candidat n'ayant dépassé les 2% des suffrages. Mabio Mavoungou Zinga, de l'Alliance, arrive en deuxième position avec 1,48% des voix, suivi de Dave Uphrem Mafoula, candidat indépendant, avec 1,03%. Melaine Destin Gavet Elongo du Mouvement Républicain obtient 0,87%, et Joseph Kignoumbi Kia Mboungou de La Chaîne, 0,86%. Vivien Romain Manangou, candidat indépendant, est crédité de 0,61%, tandis qu'Anguios Nganguia Engambe du PAR ferme la marche avec 0,33%.

Selon le ministre de l'Intérieur, le taux de participation s'élève à 84,65%. La mission internationale d'observation électorale de l'Union africaine a estimé que l'élection s'est globalement bien déroulée. Toutefois, des journalistes de l'AFP présents à Brazzaville le jour du scrutin ont fait état d'une faible affluence dans les bureaux de vote. Des observateurs ont également noté l'ouverture tardive de certains bureaux et une coupure d'internet à l'échelle nationale.

Denis Sassou N'Guesso cumule 40 ans au pouvoir. Son nouveau mandat le maintiendra à la tête de l'État jusqu'en 2031. Bien que réélu, la constitution lui interdit de se représenter. L'absence de transparence dénoncée par l'opposition et les arrestations de militants des droits de l'homme en amont du scrutin ont suscité des inquiétudes quant à la régularité du processus électoral.

Source : fr.journalducameroun.com