Téhéran a confirmé ce dimanche 2 mars 2026 le décès du guide suprême iranien, Ali Khamenei, survenu lors des frappes américaines et israéliennes du 28 février. La télévision d'État a annoncé un deuil national de 40 jours et sept jours fériés.
Âgé de 86 ans, Ali Khamenei dirigeait l'Iran depuis 1989, succédant à l'ayatollah Rouhollah Khomeini. Son décès marque la fin de 37 ans de règne. Il détenait l'autorité suprême sur l'armée, la justice et les orientations politiques du pays.
Un conseil provisoire, composé du président iranien, du chef du pouvoir judiciaire et d'un juriste du Conseil des gardiens, assurera l'intérim. L'agence officielle IRNA précise que cette transition fait suite à une opération conjointe américano-israélienne ayant visé Téhéran et d’autres sites stratégiques. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé des représailles massives contre des cibles américaines et israéliennes dans la région.
L'annonce du décès a suscité des réactions partagées en Iran. Si des milliers de personnes se sont rassemblées pour pleurer la mort de Khamenei, d'autres ont célébré dans les rues, notamment à Téhéran, Karaj et Ispahan. Des scènes de liesse ont également été rapportées à l'étranger, parmi les communautés de la diaspora iranienne.
La succession de Khamenei ouvre une période d'incertitude en Iran. L'Assemblée des experts, composée de 88 religieux chiites, devra désigner un nouveau guide suprême. Plusieurs noms circulent, dont celui de son fils, Mojtaba Khamenei. En attendant, le conseil provisoire assure la direction du pays.
Le décès d'Ali Khamenei survient dans un contexte de fortes tensions régionales, marqué par les frappes américano-israéliennes et les menaces de représailles iraniennes. La situation est suivie de près par la communauté internationale, qui craint une escalade du conflit.