Une jeune Ivoirienne, Ethel Esima, est plongée dans le coma à Abidjan après une intervention de piercing de langue qui a tragiquement mal tourné. La jeune femme avait dépensé 2,3 millions de francs CFA pour s'offrir un « tongue slice piercing », une pratique consistant à diviser la langue en deux pour imiter celle d'un serpent cobra. Cette mode, venue du Nigeria, gagne en popularité dans la sous-région, mais ses dangers sont de plus en plus évidents.
Ethel Esima avait payé l'opération à l'avance, espérant adopter cette tendance venue de Lagos. Cependant, l'intervention a rapidement viré au cauchemar. Le praticien, dont les qualifications sont remises en question, n'a pas réussi à mener l'opération à terme. Une hémorragie incontrôlable s'est déclenchée, entraînant une perte de sang massive et la perte de connaissance immédiate d'Ethel. Elle a été transportée d'urgence dans un établissement de santé où elle se trouve toujours sous surveillance médicale. Au moment de l'incident, le piercing de langue n'était pas encore achevé.
L'incident a provoqué une onde de choc dans la communauté. Une proche d'Ethel, contactée sur les réseaux sociaux, s'est interrogée sur le sens de cette pratique, remettant en question le désir de ressembler à un lézard. Cet événement met en lumière les risques associés aux modifications corporelles extrêmes, qui incluent également les piercings des oreilles, des narines et des tétons, ainsi que les chaînes de cheville et les dents en or, des tendances de plus en plus prisées par la jeunesse urbaine ivoirienne.
Les professionnels de la santé mettent en garde contre les dangers potentiels des piercings de la langue et du tongue splitting, notamment les hémorragies, les infections, les lésions nerveuses et les difficultés respiratoires. Dans certains cas, une réaction à l'anesthésie locale peut même entraîner des complications graves telles que des convulsions, le coma, ou un arrêt respiratoire et cardiaque. Au-delà des risques immédiats, ces pratiques peuvent causer des dommages à long terme aux dents et aux gencives. La mésaventure d'Ethel Esima souligne l'importance de la prudence et de la recherche de professionnels qualifiés pour toute modification corporelle.
En Angleterre et au Pays de Galles, le tongue splitting est illégal lorsqu'il est pratiqué par un non-professionnel, même avec le consentement de la personne, soulignant la gravité des risques associés à cette pratique.