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Cathy Meba défend Ketcha Courtes après une altercation au conseil municipal de Yaoundé

Tensions à Yaoundé alors que Cathy Meba défend le ministre Ketcha Courtes suite à une altercation au conseil municipal concernant la réhabilitation d'une route stratégique avant la visite du pape.

Cathy Meba défend Ketcha Courtes après une altercation au conseil municipal de Yaoundé
Actualités Cameroun

Cathy Meba, vice-présidente du conseil régional du Sud, a pris la défense du ministre de l’Urbanisme, Célestine Ketcha Courtes, suite à une altercation survenue au conseil municipal de Yaoundé. L'incident met en lumière les tensions entre l'État et la mairie concernant la réhabilitation d'une route stratégique à Yaoundé, à quelques jours de la visite du pape Léon XIV.

Selon Meba, le conseil municipal de Yaoundé aurait fait arrêter des entrepreneurs engagés dans des travaux de réhabilitation routière. Ces travaux sont cruciaux en vue de la visite papale prévue le 15 avril, créant une pression supplémentaire pour leur achèvement dans les délais.

L'origine du conflit réside dans un marché public initialement attribué à une autre entreprise, qui n'a pas pu respecter les délais. Le maire de Yaoundé avait accordé une prolongation de deux mois, mais face à l'urgence de la situation, une nouvelle entreprise a été mobilisée par le ministère de l'Urbanisme. Cathy Meba souligne que cette entreprise travaille sans paiement initial, motivée par la nécessité de préserver l'image du Cameroun.

L'arrestation des employés de la nouvelle entreprise par des agents de la communauté urbaine a déclenché une vive réaction. Le ministre Ketcha Courtes se serait rendue sur les lieux et, face au refus de libération, aurait forcé l'entrée des locaux du conseil municipal pour libérer les entrepreneurs.

Cet incident révèle un conflit de compétences entre l'État central et la mairie de Yaoundé. Si la réhabilitation des routes relève normalement des compétences municipales, la visite du pape a nécessité une coordination exceptionnelle sous l'autorité du gouvernement. La situation met en évidence un dysfonctionnement administratif, où l'urgence présidentielle entre en collision avec les prérogatives locales.

La visite imminente du pape met une pression maximale sur les autorités camerounaises. Tout retard dans la réhabilitation de cette route stratégique serait perçu négativement sur la scène internationale. L'incident soulève également des questions sur la gouvernance des grands chantiers publics et la coordination entre les collectivités locales et l'État central au Cameroun.

Source : www.camer.be