L'ancien gardien de but camerounais, Joseph-Antoine Bell, a exprimé un point de vue critique sur la finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2025, qui continue de susciter la controverse. Dans une interview accordée au quotidien français Le Parisien, Bell a estimé que les comportements du Sénégal et du Maroc lors de cette finale ont terni l'image du football africain.
Bell a notamment pointé du doigt la décision de l'entraîneur sénégalais de demander à ses joueurs de quitter le terrain, la qualifiant d'« inédite » et de mauvais exemple pour les jeunes footballeurs. Il a également critiqué le Maroc, estimant que la fédération a manqué de « dignité sportive » en contestant le résultat après avoir initialement accepté de reprendre le match et après leur défaite aux tirs au but.
Selon Bell, le débat public se focalise trop sur la décision du Jury d'Appel de la CAF et son timing, occultant les problèmes de comportement des équipes. Il a défendu l'instance dirigeante, arguant que la justice a besoin de temps pour rendre une « bonne décision » et que la sentence a été rendue conformément aux règlements.
« C’est aux acteurs de cette finale qu’il faut faire le procès », a déclaré Bell, insistant sur le fait que le football africain a été « sali » par les actions sur et autour du terrain, et non par la décision juridique qui en a résulté. Il a appelé à recentrer le débat sur les valeurs du sport, regrettant que la polémique se cristallise sur la CAF plutôt que sur le fair-play et l'exemplarité.
Bell a également pris la défense de l'arbitre de la rencontre, Jean Jacques Ndala, face aux critiques dont il a fait l'objet, estimant qu'il avait appliqué les règles sans se laisser influencer par la pression. Il a notamment justifié le recours à l'assistance vidéo (VAR) pour accorder un penalty au Maroc, une décision qui avait provoqué la colère des Sénégalais. Pour Bell, l'arbitre a été « l'homme du match » car il a su gérer la tension et les émotions. L'ancien gardien de but a insisté sur le fait que les joueurs doivent accepter l'autorité de l'arbitre, même en cas de désaccord.