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Cameroun : tensions politiques, insécurité à Limbé et débat sur la prolongation du mandat des députés dominent l'actualité du 25 mars 2026

Au Cameroun, l'actualité du 25 mars 2026 est marquée par la plainte d'Aba’a Oyono, l'insécurité à Limbé et les critiques de Nintcheu sur la prolongation du mandat des députés. Le report électoral acce

Cameroun : tensions politiques, insécurité à Limbé et débat sur la prolongation du mandat des députés dominent l'actualité du 25 mars 2026
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La journée du 25 mars 2026 au Cameroun a été marquée par une série d'événements significatifs, allant des accusations judiciaires aux préoccupations sécuritaires, en passant par les débats politiques houleux autour du report des élections et de la prolongation du mandat des députés.

Le professeur Aba’a Oyono a déposé une plainte auprès du tribunal militaire de Yaoundé contre plusieurs responsables de la gendarmerie nationale. L'universitaire dénonce les conditions de son arrestation en octobre 2025, qu'il considère comme une violation grave de ses droits. Son arrestation avait eu lieu dans un contexte post-électoral tendu. Il avait été interpellé à son domicile le 25 octobre 2025, puis détenu pendant plus d'un mois avant d'être libéré le 5 décembre 2025. Il accuse les agents de la DGRE d'avoir fait irruption chez lui sans mandat, l'avoir brutalisé et séquestré.

La ville de Limbé est sous tension à la suite d'une série d'attaques armées et d'un enlèvement signalés dans les quartiers de Ngeme et Bonadikombo. Les autorités locales ont appelé la population à la vigilance et à collaborer avec les forces de l'ordre pour identifier et appréhender les auteurs de ces actes. Un homme d'affaires a été blessé par balle à son domicile par des individus armés qui lui réclamaient de l'argent.

À l'Assemblée nationale, le député Jean-Michel Nintcheu a exprimé sa ferme opposition au projet de loi visant à prolonger le mandat des députés jusqu'en décembre 2026. Il considère cette initiative comme une atteinte à la légitimité institutionnelle et plaide pour un recours au référendum sur les réformes constitutionnelles. Nintcheu dénonce une manœuvre pour « laisser passer la tempête » après la présidentielle contestée. Il remet en question la légitimité de députés dont le mandat a été prolongé à plusieurs reprises pour voter des réformes constitutionnelles majeures.

Le report des élections continue de provoquer des réactions vives. Aba’a Oyono a de nouveau critiqué cette décision, soulignant ses conséquences néfastes sur la vie des partis d'opposition et sur le processus démocratique. Selon lui, ce contexte accentue les tensions politiques et fragilise le jeu démocratique.

Entre enjeux judiciaires, préoccupations sécuritaires et crispations politiques, cette journée du 25 mars illustre un climat national marqué par les interrogations et les prises de position tranchées.

Source : www.lebledparle.com