L'onde de choc provoquée par la mort de Divine Mbarga Atangana, une fillette de 9 ans, continue de secouer le Cameroun. Retrouvée morte le 19 mars 2026 dans une maison en construction à Yaoundé, Divine a été victime d'un crime odieux qui a suscité l'indignation générale. L'oncle de la victime a décidé de briser le silence, offrant un témoignage poignant sur la découverte du corps et les circonstances entourant ce drame.
« J’ai touché l’enfant et j’ai perdu le sang-froid », confie l'oncle, décrivant le moment où il a découvert le corps de sa nièce, encore chaud, dans la maison en construction. Alerté par les camarades de Divine, qui l'avaient vue couchée sur le chantier, il s'était précipité sur les lieux, espérant encore la sauver. Malheureusement, il était déjà trop tard.
Les soupçons se portent sur le père d'un camarade de classe de Divine, identifié comme Moadambe Éric, technicien en bâtiment. Selon les informations relayées par plusieurs sources, il aurait abusé de la fillette avant de dissimuler son corps. L'enquête révèle des détails glaçants, suggérant une préméditation et l'implication du propre fils du suspect, camarade de classe de Divine, comme guetteur. Moadambe Éric, décrit comme un voisin ordinaire, avait gagné la confiance de la famille, rendant ce crime d'autant plus incompréhensible.
L'arrestation de Moadambe Éric, survenue le 26 mars 2026, a été accueillie comme une première étape vers la justice. La famille de Divine, ainsi que l'opinion publique camerounaise, attendent désormais un procès exemplaire qui punira sévèrement les auteurs de cet acte barbare. L'affaire a pris une telle ampleur que des célébrités et des organisations de la société civile se sont jointes au mouvement pour réclamer justice.
Ce drame met en lumière la vulnérabilité des enfants face aux violences sexuelles, un problème persistant au Cameroun. Les statistiques révèlent une réalité alarmante, avec un nombre important d'enfants victimes d'abus, souvent commis par des personnes de leur entourage. En 2018, une enquête a révélé que 7,7% des femmes âgées de 15 à 19 ans et 2,9% des hommes âgés de 15 à 49 ans avaient subi des violences sexuelles.
Au-delà de l'émotion et de l'indignation, l'affaire Divine Mbarga relance le débat sur la protection de l'enfance et la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de répression des violences sexuelles. Des organisations comme l'UNICEF travaillent avec le gouvernement camerounais pour renforcer les cadres juridiques et institutionnels, mettre en œuvre des mécanismes de prévention au niveau communautaire et améliorer la réponse aux problèmes de protection de l'enfance.
La justice camerounaise est désormais sous pression pour faire la lumière sur cette affaire et rendre une décision à la hauteur de l'horreur du crime. Le procès de Moadambe Éric, qui se déroulera devant le tribunal de Mfou, sera un moment crucial pour la famille de Divine et pour l'ensemble du pays.
La mort de Divine Mbarga ne doit pas être vaine. Elle doit servir de catalyseur pour une prise de conscience collective et une action déterminée en faveur de la protection des enfants au Cameroun.