L'agression présumée d'une enseignante dans un lycée technique de Dziguilao, localité de Taibong, continue de susciter de vives réactions. Le député du PCRN, Cabral Libii, a publiquement interpellé la ministre des Enseignements secondaires, soulevant des questions sur la sécurité dans les établissements scolaires.
« Madame la ministre des Enseignements secondaires, les établissements scolaires sont-ils en train de devenir des lieux d’assassinat ? », a-t-il déclaré sur ses réseaux sociaux, reflétant l'indignation générale face à cet incident.
Selon les informations relayées, le proviseur de l’établissement est accusé d’avoir violemment agressé une enseignante en pleine journée, au sein même du lycée. Des images circulant en ligne montrent la victime avec des blessures visibles, ce qui alimente l'émoi au sein de l’opinion publique.
Cabral Libii estime que cet incident dépasse un simple conflit interne et met en cause le climat de sécurité général dans les écoles. Il appelle les autorités à prendre leurs responsabilités pour assurer la sécurité des élèves et du personnel éducatif.
Bien que l'identité des personnes impliquées et les motivations exactes restent à déterminer, cette affaire met en lumière une inquiétude croissante concernant la violence en milieu scolaire au Cameroun. La sortie de Cabral Libii accentue la pression sur les autorités éducatives, les incitant à réagir rapidement pour apporter des solutions concrètes.
Les actes de violence en milieu scolaire ne sont pas un phénomène nouveau au Cameroun. En janvier 2020, des enseignants ont protesté contre la violence croissante à leur encontre, demandant au gouvernement de les protéger et de rétablir les châtiments corporels. Le Ministère des Enseignements secondaires avait recensé 40 agressions d'élèves sur d'autres élèves, 22 agressions sur des enseignants et 15 agressions de parents sur des enseignants en un mois. En octobre 2020, une attaque contre une école à Kumba, dans la région anglophone du Sud-Ouest, a fait au moins sept morts et plusieurs blessés.
En 2023, une étude a mis en évidence que la violence scolaire au Cameroun est exacerbée par la misère sociale, affectant la santé mentale des acteurs de l'éducation. L'étude souligne la nécessité d'interventions à différents niveaux pour assurer un environnement scolaire sain et sécurisé.
Face à cette recrudescence de la violence, des voix s'élèvent pour réévaluer les mesures de sécurité et envisager des solutions durables pour protéger les élèves et le personnel éducatif.