Kaptmedia

Cameroun : La liste du MRC aux législatives de 2026 pourrait être rejetée, selon un analyste

Un analyste prédit que la liste du MRC aux législatives de 2026 pourrait être rejetée en raison d'irrégularités liées à ses membres fondateurs, ajoutant à la tension politique au Cameroun.

Cameroun : La liste du MRC aux législatives de 2026 pourrait être rejetée, selon un analyste
Actualités Cameroun

À quelques mois des élections législatives et municipales de 2026 au Cameroun, l'analyste politique Armand Noutack II a soulevé la possibilité que la liste du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) soit rejetée pour des raisons légales [cite: null]. Selon Noutack II, plusieurs membres fondateurs du parti sont soit emprisonnés, soit exclus, ce qui pourrait compromettre la régularité des candidatures du MRC [cite: null].

Dans une publication incisive, Armand Noutack II souligne que Maurice Kamto « n’est pas membre fondateur du MRC » et que la plupart des fondateurs ne sont plus actifs au sein du parti [cite: null]. Il avance que ces irrégularités pourraient entraîner le rejet des candidatures du MRC, sans que la responsabilité n'incombe nécessairement au Ministère de l'Administration Territoriale (MINAT), à Elections Cameroon (ELECAM) ou au Conseil constitutionnel [cite: null]. Noutack II insiste sur le fait que sa démarche se veut un avertissement, invitant les militants du MRC à anticiper un éventuel rejet plutôt que de crier à l’injustice [cite: null].

L'affaire Okala Ebode, du nom de Joseph Thierry Okala Ebode, présenté comme membre fondateur du MRC, ajoute une complexité supplémentaire [cite: null]. Ce dernier a saisi le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi, et l'audience a été renvoyée au 26 mars 2026 pour la production de pièces originales [cite: null]. Cette affaire pourrait peser lourd dans la validation des listes du MRC pour les prochaines élections.

Cette déclaration intervient dans un contexte politique camerounais déjà tendu, marqué par des batailles juridiques accrues à l'approche des élections [cite: null]. En janvier 2026, ELECAM a lancé la révision du registre électoral national, mettant l'accent sur l'inscription des femmes et des jeunes. Cependant, le processus de révision et d'inscription des électeurs a été critiqué par l'opposition, notamment par Maurice Kamto, qui a accusé ELECAM de sabotage et de suppression des noms des partisans du MRC.

Initialement prévues pour 2025, les élections ont été reportées au 30 mars 2026, avant qu'un « léger réajustement » ne soit annoncé par le président Paul Biya en février 2026, sans nouvelle date. Dans ce contexte incertain, le MRC, après des années de boycott, a annoncé son retour dans l'arène électorale, visant à conquérir des mairies et des sièges parlementaires. Cependant, des divisions internes persistent au sein de l'opposition camerounaise, notamment entre le MRC et le FSNC d'Issa Tchiroma, concernant la participation aux élections. L'appel de Yollande Noutsop, militante du MRC, en faveur d'une alliance avec le SDF souligne également ces divisions et la nécessité d'une coordination électorale pour faire face au parti au pouvoir. La validation des listes de candidats du MRC reste donc incertaine, dans un climat politique polarisé.

Source : www.237online.com