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Cameroun : La démission d'Ahmadou Ahidjo en 1982, une "erreur monumentale" selon certains observateurs

La démission d'Ahidjo en 1982, qui a propulsé Biya au pouvoir, est aujourd'hui perçue par certains Camerounais comme une "erreur monumentale" en raison des tensions post-électorales actuelles et des c

Cameroun : La démission d'Ahmadou Ahidjo en 1982, une "erreur monumentale" selon certains observateurs
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Au Cameroun, alors que l'attention est portée sur les résultats de la récente élection présidentielle du 12 octobre 2025, un événement passé refait surface dans les discussions : la démission du président Ahmadou Ahidjo le 4 novembre 1982. Cette décision, qui avait conduit à la passation de pouvoir à son Premier ministre, Paul Biya, est aujourd'hui remise en question par certains, notamment en raison du contexte politique actuel marqué par des tensions post-électorales.

Le Cameroun traverse une période de vives contestations depuis l'appel à manifester lancé par Issa Tchiroma Bakary, candidat contestant les résultats provisoires de l'élection présidentielle. Des affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants ont été signalés, causant des pertes humaines, particulièrement à Douala où au moins quatre décès ont été confirmés par les autorités locales. Cette situation tendue ravive les débats sur le choix d'Ahidjo en 1982, perçu par certains comme l'une des causes profondes des difficultés actuelles du pays.

Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent quant à l'héritage politique d'Ahmadou Ahidjo. Andoseh Campbel qualifie la démission d'Ahidjo d'« erreur monumentale », imputant les problèmes actuels du Cameroun à ce choix. Nouridine Nasser estime que le pays a pris un « mauvais chemin » en 1982, accusant la décision d'Ahidjo d'avoir ouvert la voie à une ère de déclin. Mohamadou Abdoulaye rappelle une citation attribuée à Ahidjo depuis son exil, dans laquelle il aurait exprimé des regrets quant à la transmission du pouvoir à Paul Biya.

Cette crise post-électorale, marquée par des manifestations et des affrontements, met en lumière les conséquences à long terme des décisions politiques. L'attente des résultats officiels se fait dans un climat de tension, ravivant le souvenir d'une passation de pouvoir qui continue de susciter des interrogations et des regrets. La situation actuelle souligne l'importance des choix politiques et de leurs impacts durables sur la stabilité et le développement d'un pays.

Dans l'incertitude, les Camerounais espèrent une résolution pacifique de la crise, privilégiant le dialogue et la transparence pour éviter une escalade de la violence et une remise en cause du processus démocratique. L'enjeu est de taille : préserver la paix et la stabilité du pays, tout en répondant aux aspirations légitimes de la population.

Source : www.lebledparle.com