Joseph Espoir Biyong, actuellement sixième adjoint au maire de la commune d’arrondissement de Douala 5e, a annoncé qu'il ne briguera pas de nouveau mandat lors des prochaines élections municipales de 2026. Cette décision intervient après son adhésion au Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), un parti dirigé par Issa Tchiroma Bakary qui a choisi de boycotter les élections municipales et législatives à venir.
Biyong a rendu publique cette annonce le 11 mars 2026, via ses réseaux sociaux, exprimant son désir d'être perçu comme un homme intègre et honnête. Il a affirmé qu'il préférait renoncer à son poste plutôt que de compromettre ses convictions.
« N'ayant jamais souhaité demeurer maire », Biyong renonce ainsi aux avantages liés à sa position à la fin de son mandat, qui a duré plus longtemps que prévu. Il a souligné que la valeur d'un homme ne se mesure pas à sa richesse matérielle, mais à sa capacité à laisser une empreinte positive durable.
Sa décision est en accord avec la ligne de son parti, le FSNC, dont le président, Issa Tchiroma Bakary, a déclaré que le parti ne participerait pas aux élections de 2026 en signe de protestation. Biyong, en tant que membre du FSNC, se conforme donc à cette directive, assumant les conséquences de son engagement politique.
Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre, avait contesté les résultats de l'élection présidentielle d'octobre 2025. Le FSNC, créé en 2007, se présente comme un soutien au président Paul Biya.
Biyong a été élu sixième adjoint au maire de Douala 5e en 2020. Avant de rejoindre le FSNC, il a été membre du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) et du Parti des Démocrates Camerounais (PDC). En février 2026, il a officiellement rejoint le FSNC.
La décision de Joseph Espoir Biyong de se retirer de la scène municipale et de suivre la ligne de son parti marque un tournant dans sa carrière politique. Son choix met en lumière les tensions et les enjeux entourant les prochaines élections au Cameroun.
Le FSNC, bien qu'étant un soutien du président Biya, a choisi de ne pas participer aux élections, invoquant un besoin de réformes institutionnelles profondes.
La décision de Biyong souligne les dynamiques complexes au sein de la politique camerounaise à l'approche des échéances électorales de 2026.