En 2026, Brenda Biya, fille du président Paul Biya, a créé la surprise en publiant un appel à candidatures sentimentales sur une plateforme publique. Elle y précise rechercher une femme, basée à Yaoundé, soignée et confiante. Ce message, sans filtre, a rapidement suscité des milliers de réactions, propulsant la vie sentimentale de la fille du chef de l'État au centre de l'attention médiatique.
Dans sa publication, Brenda Biya se déclare célibataire et exprime son désir de trouver une partenaire féminine, idéalement résidant à Yaoundé. Elle se décrit comme une personne qui apprécie la vie de couple et qui aspire à rompre avec la solitude. Son message se conclut par une invitation à ses abonnés de lui recommander des connaissances féminines correspondant à ce profil.
Le ton direct et sans ambiguïté de cette annonce est particulièrement frappant. En effet, Brenda Biya a choisi de communiquer de manière ouverte et transparente, sans recourir aux canaux médiatiques traditionnels ni aux services de presse. Cette démarche inédite permet un contrôle direct du message, mais elle intervient dans un contexte juridique camerounais où l'homosexualité reste criminalisée.
Selon l'article 347-1 du Code pénal camerounais, les relations homosexuelles sont passibles d'une peine de six mois à cinq ans d'emprisonnement, assortie d'une amende. Cette législation, en vigueur depuis 1972, criminalise les actes homosexuels tant masculins que féminins. De plus, la loi sur la cybersécurité et la cybercriminalité de 2010 sanctionne également les propositions sexuelles en ligne entre personnes du même sexe.
La démarche de Brenda Biya, bien que personnelle, soulève des questions sur la liberté d'expression et les droits des personnes LGBTQ+ au Cameroun. Son statut de fille du président lui confère une visibilité et une influence considérables, ce qui amplifie la portée de son message. Cependant, cette même position privilégiée met en lumière les inégalités persistantes dans un pays où l'homosexualité est réprimée par la loi.
En 2024, Brenda Biya avait déjà fait parler d'elle en officialisant sa relation avec un mannequin brésilien, Layyons Valença. Cette prise de position avait suscité des réactions mitigées, entre soutien et critiques, et avait mis en évidence la complexité de la situation des personnes LGBTQ+ au Cameroun.
La publication de Brenda Biya intervient dans un contexte où les droits des minorités sexuelles sont de plus en plus débattus à travers le monde. Son appel à candidatures sentimentales pourrait contribuer à alimenter le débat et à sensibiliser l'opinion publique camerounaise à la question de l'homosexualité. Reste à voir si cette initiative audacieuse aura un impact sur l'évolution des lois et des mentalités au Cameroun.