Les travaux de construction de la route Edéa-Dizangué, située dans la région de la Sanaga Maritime, progressent de manière satisfaisante. Selon les responsables du ministère des Travaux publics, l'entreprise CFHEC et la mission de contrôle Kadeck sont activement mobilisées sur le terrain. Les travaux de chaussée et la construction des dalots sont en cours.
En cette fin février 2026, plusieurs aspects du projet avancent entre Edéa et Dizangué. La construction des dalots pour le marché de base est achevée, la pose des caniveaux est presque terminée, les travaux de terrassement se poursuivent, la couche de fondation est en cours d'exécution et la mise en œuvre de la couche de base progresse. Plus précisément, la mise en œuvre de la couche de fondation du point kilométrique 0+50 au point kilométrique 350 est terminée, et les équipes se préparent à travailler sur la couche de base. Du PK 1+050 au PK 3+650, la couche de fondation est également achevée. Les travaux de mise en forme de la plateforme de terrassement se poursuivent entre le PK 9 et le PK 12, tandis que la mise en œuvre de la couche de base est en cours entre le PK 0+350 et le PK 1+050. L'avancement global des travaux est estimé à 31 % au 24 février 2026, ce qui témoigne d'une forte mobilisation de l'entreprise.
Initialement, le marché avait été attribué en juillet 2022 au groupement Zuidaf Sarl/Fredex Group pour un montant de 4,5 milliards de FCFA, avec un délai contractuel de 12 mois. Cependant, en raison de retards et de manquements techniques, le contrat a été résilié. Le chantier a ensuite été réattribué à CFHEC, qui est désormais chargée de réaliser la première phase entre Edéa et Dizangué. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du budget d'investissement public du ministère des Travaux publics pour les exercices 2025 et 2026, avec une durée de réalisation de 12 mois. La réalisation de cette route devrait faciliter la mobilité des populations, le transport des marchandises et l'accessibilité aux zones rurales, tout en renforçant la connectivité régionale sur cet axe stratégique de la Sanaga-Maritime.
Parallèlement, les actionnaires de Minkouma Energy Company S.A. ont décidé d'augmenter le capital social de l'entreprise lors d'une assemblée générale extraordinaire tenue le 24 février 2026. Le capital est ainsi passé de 200 millions de FCFA à 1 milliard de FCFA. Cette augmentation de capital vise à renforcer l'assise financière de l'entreprise vis-à-vis de ses partenaires techniques et financiers.
Le projet Minkouma, évalué à 584 milliards de FCFA, prévoit la construction d'un barrage hydroélectrique couplé à une composante solaire. La puissance hydroélectrique attendue est comprise entre 240 et 300 MW, complétée par un champ solaire d'une capacité estimée entre 50 et 300 MW. L'ensemble doit contribuer à diversifier le mix énergétique camerounais et à sécuriser l'approvisionnement d'une économie en croissance. La sélection des entreprises en charge de la maîtrise d'œuvre est en cours, et la signature des contrats de construction est prévue pour juin 2026. Les accords de financement devraient être finalisés entre septembre et novembre 2026, avec un démarrage effectif des travaux annoncé pour décembre 2026. La CCA Bank a manifesté son intérêt pour diriger le pool de banques locales chargé de financer le projet.
Dans un autre registre, Joseph Espoir Biyong, sixième adjoint au maire de Douala 5ᵉ, a annoncé que son parti, le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), prépare le retour d'Issa Tchiroma Bakary, actuellement en exil en Gambie. Biyong a décrit ce retour comme un événement historique marquant le début d'une nouvelle ère pour le Cameroun. Il a appelé les militants du FSNC à se mobiliser et à se préparer pour cet événement, tout en soulignant l'importance de la prière et de la paix. Toutefois, aucune date précise n'a été communiquée concernant ce retour.