Le projet d'aménagement de la boucle routière de la Lékié, dans la région du Centre, fait face à un nouveau défi financier. Les services techniques du ministère des Travaux publics (MINTTP) estiment qu'il faut désormais 11 milliards FCFA supplémentaires pour mener à bien les travaux. Cette rallonge porterait l'enveloppe globale à 42 milliards FCFA, alors qu'elle était initialement budgétisée à 31 milliards FCFA.
Selon le MINTTP, ces coûts additionnels sont dus à la prise en compte de « prix nouveaux » et à des variations dans les quantités par rapport au marché de base. C'est le second ajustement budgétaire en moins d'un an. Il y a six mois, le ministère avait déjà sollicité 9,8 milliards FCFA supplémentaires. À ce moment-là, le coût était estimé à 31 milliards FCFA pour l'entreprise en charge des travaux et 1,3 milliard FCFA pour la mission de contrôle.
Initialement prévu pour décembre 2024, puis reporté au 27 décembre 2025, le chantier de la boucle de la Lékié accuse un retard important. Trois ans après le démarrage, le projet affiche un dépassement budgétaire de 38 % et un taux d'exécution encore partiel. Fin février 2026, le niveau de réalisation était de 59 % et devrait atteindre 63 % à la fin du mois de mars, selon les prévisions du ministère.
Les travaux restants concernent principalement les terrassements, la pose des couches de base et de roulement, ainsi que l'aménagement des dalots, caniveaux et fossés. La réception provisoire du chantier est maintenant prévue pour novembre 2026.
La boucle de la Lékié, située à la sortie nord-ouest de Yaoundé, comprend trois tronçons : Nkolbisson – échangeur Zamengoué (9,05 km) ; Zamengoué – Ekékam – Evodoula (43,950 km) ; Ekékam – Monatélé (28,5 km). Ce projet vise à améliorer la fluidité du trafic et la desserte des localités périphériques de la capitale. Toutefois, ces retards et surcoûts soulèvent des questions quant à la maîtrise budgétaire et à la planification des grands projets d'infrastructures au Cameroun.