Le rappeur français Booba a une fois de plus créé la polémique en s'attaquant à la scène urbaine africaine, plus précisément à l'artiste ivoirien Himra. Ses critiques acerbes sur l'ascension fulgurante et la direction artistique du jeune rappeur ont suscité de vives réactions.
Booba, connu pour ses prises de position sans concession, n'a pas mâché ses mots. Il estime que Himra a connu une ascension trop rapide, sans avoir eu le temps de développer une identité artistique solide. « Il est monté trop vite. Il n’a pas de direction artistique, il y a eu trop de sorties, ses lyrics sont pauvres, ses instrus sont light, basiques… », a-t-il déclaré. Ces propos ont été largement diffusés et commentés sur les réseaux sociaux.
L'interprète de « Boulbi » a ensuite comparé Himra à Tenor, un rappeur camerounais. Selon Booba, Himra ne soutiendrait pas la comparaison face à Tenor, une affirmation qui a mis le feu aux poudres et ravivé les rivalités entre les différentes scènes musicales africaines. Booba a également émis des réserves sur l'ensemble du rap ivoirien, ne sauvant que le nom de Pili Pili.
Cette sortie de Booba a divisé les internautes. Certains soutiennent son analyse, soulignant l'importance pour les artistes de développer une direction artistique claire et cohérente. D'autres, en revanche, estiment que la critique est excessive et peu constructive, tandis que les fans de Himra ont manifesté leur soutien à l'artiste ivoirien, saluant son énergie et son succès actuel.
Les critiques de Booba, figure emblématique du rap français, relancent le débat sur l'évolution du rap africain, entre visibilité instantanée et construction artistique durable. La question de l'authenticité et des influences est également soulevée, notamment par rapport à l'utilisation du nouchi, l'argot ivoirien.