Un médecin identifié comme le Dr Lamsikreo a été enlevé par des éléments de Boko Haram à la frontière entre le Niger et le Tchad. L'information a été relayée par le média camerounais MMI News.
Selon les premières informations, le médecin se rendait au Tchad pour assister aux funérailles de son père, après avoir quitté le Niger. Il aurait été intercepté lors d'une embuscade dans une zone connue pour son insécurité.
Les ravisseurs exigent une rançon de 500 millions de francs CFA en échange de sa libération, menaçant de l'exécuter si leurs exigences ne sont pas satisfaites.
Pour l'heure, ni les autorités nigériennes, ni les autorités tchadiennes n'ont publié de communiqué officiel concernant cet enlèvement. L'identité précise du médecin, les détails de son voyage et les circonstances exactes de son enlèvement restent encore à éclaircir.
La zone frontalière entre le Niger et le Tchad est régulièrement le théâtre d'attaques et d'enlèvements contre rançon, perpétrés par Boko Haram et d'autres groupes armés. Ces enlèvements sont une source de financement importante pour ces organisations. Les déplacements dans cette région, en particulier sur les axes secondaires, présentent des risques élevés d'embuscades.
Boko Haram continue de représenter une menace pour les populations du Nigeria, du Cameroun, du Tchad et du Niger, où le groupe commet des attaques sporadiques. Malgré les opérations militaires conjointes menées contre Boko Haram, les attaques contre les civils se poursuivent dans ces pays. Depuis le début de son offensive armée en 2009, Boko Haram a causé la mort de plus de 17 000 personnes et le déplacement de plus de 2,7 millions de personnes au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger.
La région du lac Tchad est devenue une place forte pour Boko Haram, permettant aux militants d'échapper aux forces de sécurité et de poursuivre leurs attaques. Les batailles entre Boko Haram et l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) pour le contrôle de la région et de ses corridors commerciaux critiques ont fait des centaines de morts et ont semé la panique parmi les populations.