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Banda Kani critique les propos de Georges Baongla sur la succession au Cameroun

Banda Kani critique les propos de Georges Baongla sur la succession présidentielle, soulignant les risques d'une approche basée sur la filiation et appelant à une réflexion sur la légitimité du pouvoi

Banda Kani critique les propos de Georges Baongla sur la succession au Cameroun
Actualités Cameroun

Le président du Nouveau Mouvement Populaire (NMP), Banda Kani, a exprimé de vives critiques à l'égard des récentes déclarations de Georges Gilbert Baongla concernant la succession à la tête de l'État camerounais. Selon Banda Kani, les propos de Baongla, qui se présente comme un fils du président Paul Biya, visent à écarter d'autres prétendants potentiels, notamment Franck Biya, en faveur d'une logique de succession familiale.

Georges Gilbert Baongla, lors d'une intervention sur Info TV, a affirmé que la question de la succession ne devrait plus relever du domaine public, mais être considérée comme une affaire familiale. Il a publiquement interpellé le président Paul Biya, l'exhortant à ne pas se tromper dans son choix et à le désigner comme successeur. Ces déclarations ont conduit à une convocation de Baongla à la gendarmerie nationale.

Banda Kani, intervenant sur Canal 2 International, a souligné que de tels propos disqualifient d'autres prétendants et réduisent l'accès au pouvoir à une simple question de filiation. Il a mis en parallèle cette approche avec la campagne menée autour de Franck Biya, qui, selon lui, repose également sur l'idée d'une succession quasi automatique du père au fils.

« En procédant ainsi, il disqualifie son principal rival et, surtout, balaie d’un revers de main toutes les autres sources de légitimité pour accéder au pouvoir dans notre pays, en enfermant la question du pouvoir dans une logique de filiation, de sang et de généalogie », a déclaré Banda Kani. Il a insisté sur le fait qu'on ne peut pas appliquer deux poids, deux mesures et qu'il est nécessaire de questionner avec la même rigueur la dynamique construite autour de Franck Biya.

Banda Kani a exprimé son inquiétude face à la banalisation de l'idée d'une succession familiale du pouvoir, estimant qu'une telle perspective ne peut être considérée comme légitime ou normale. Il a appelé à une réflexion approfondie sur les principes qui fondent l'accès au pouvoir dans un État. Georges Gilbert Baongla a été convoqué pour cybercriminalité et diffamation après avoir affirmé que Franck Biya n'était pas l'enfant biologique du président.

Les déclarations de Banda Kani mettent en lumière les tensions et les enjeux liés à la succession politique au Cameroun, un sujet sensible qui alimente régulièrement les débats nationaux. La question de la succession reste ouverte, avec des acteurs qui proposent différentes visions de l'accès au pouvoir.

Source : www.lebledparle.com