Cavaye Yéguié Djibril, figure emblématique de l'Assemblée Nationale camerounaise et proche allié du président Paul Biya, se retrouve de plus en plus sous le feu des critiques. Une série de faux pas et une gestion contestée ont alimenté le mécontentement à son égard, mettant en lumière les défis auxquels est confrontée l'institution parlementaire.
Les derniers mois ont été marqués par une succession d'événements malheureux. En février 2026, des tensions internes ont éclaté à l'Assemblée Nationale, avec des députés mécontents dénonçant des retards de salaires et de primes, ainsi qu'une paralysie administrative. Cette situation financière précaire a révélé une gestion inefficace de l'institution, suscitant des inquiétudes quant à sa stabilité.
L'absence remarquée de Cavaye lors de la cérémonie de vœux au chef de l'État en janvier a également alimenté les spéculations et les critiques, étant donné son rôle de troisième personnage de l'État.
Des incidents protocolaires, tels que la remise maladroite d'un stylo au président Biya lors de la prestation de serment, ont également contribué à ternir l'image de Cavaye. Cette scène, largement relayée et moquée sur les réseaux sociaux, a mis en évidence un manque de solennité et de discipline. Lors d'un meeting à Maroua, son discours décousu et interrompu a suscité l'hilarité et des interrogations sur sa capacité à représenter efficacement l'Assemblée.
Le fiasco du meeting « 100 mille jeunes derrière Paul Biya », organisé par son directeur de cabinet, a révélé une désorganisation et des promesses non tenues.
En parallèle, des troubles post-électoraux dans la région de l'Extrême-Nord ont soulevé des questions sur la capacité de l'Assemblée à maintenir la stabilité dans les zones sensibles. Les scandales impliquant son directeur de cabinet et les limogeages de secrétaires généraux ont renforcé l'image d'un dirigeant autoritaire. Ces incidents, combinés à des tensions internes et des fiascos électoraux, font de Cavaye Yéguié Djibril un symbole des difficultés et du manque de transparence du Parlement camerounais.
L'institution semble empêtrée dans la polémique et la médiocrité, au lieu de progresser vers l'efficacité et la modernité.