L'ancien président gabonais, Ali Bongo Ondimba, se retrouve bloqué à Paris suite à un refus de visa britannique, selon des informations de Jeune Afrique. L'incident, qui le contraint à résider dans sa propriété de l'avenue Foch, soulève des questions sur l'évolution de sa situation post-présidentielle et les relations diplomatiques entre le Gabon et le Royaume-Uni.
Empêché de rejoindre sa famille à Londres, Ali Bongo fait face à des difficultés administratives. Ses documents de voyage ne lui permettraient plus d'entrer sur le territoire britannique, l'obligeant à entamer une procédure de régularisation auprès des autorités compétentes. Cette situation met en lumière l'isolement de l'ancienne famille présidentielle, son épouse Sylvia Bongo étant également empêchée de le rejoindre à Paris.
Plusieurs hypothèses expliquent ce blocage. Le refus de visa pourrait être une conséquence du coup d'État du 30 août 2023 au Gabon. Londres pourrait chercher à éviter toute controverse diplomatique avec les nouvelles autorités gabonaises en accordant un visa à l'ancien président, dont l'état de santé est jugé fragile. Depuis avril 2025, les ressortissants français doivent obtenir une autorisation électronique de voyage (ETA) pour entrer au Royaume-Uni en l'absence de visa ou de statut de résident. Le séjour maximal autorisé sous ce régime aurait été atteint par Ali Bongo.
Cet incident souligne la perte d'influence d'Ali Bongo depuis la fin de son mandat. Incapable de voyager librement, il apparaît comme une figure du passé, soumise aux réglementations qu'il a peut-être autrefois contournées. Sa résidence parisienne, autrefois un centre de pouvoir, est devenue une prison dorée.
La situation d'Ali Bongo pose la question du sort des anciens dirigeants africains après leur départ du pouvoir. Leurs réseaux et privilèges survivent-ils à leur mandat, ou disparaissent-ils avec le pouvoir ? Ce refus de visa pourrait être un élément de réponse.