Plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest mettent en œuvre des stratégies dynamiques pour stimuler leur croissance économique et réduire la pauvreté, malgré des défis persistants. La diversification économique, l'amélioration des infrastructures et la promotion du commerce régional figurent parmi les priorités.
Au Ghana, le ministre des Finances, Dr. Cassiel Ato Forson, a présenté au Parlement la politique nationale d'accumulation accélérée des réserves (GANRAP). Cette initiative vise à renforcer la résilience du pays face aux chocs économiques externes en augmentant ses réserves internationales à l'équivalent de 15 mois de couverture des importations d'ici fin 2028. La politique s'appuie sur la loi de 2025 sur le Ghana Gold Board (Act 1140) pour générer des devises et soutenir l'accumulation de réserves d'or par la Banque du Ghana. Le Ghana vise à accumuler des réserves d'or grâce à une stratégie structurée, adossée à l'or et axée sur la réforme, s'éloignant des emprunts coûteux. Le gouvernement vise un objectif hebdomadaire d'achat d'or d'environ 3,02 tonnes. Le Ghana a dépassé la Côte d'Ivoire en tant que deuxième économie d'Afrique de l'Ouest, avec un PIB estimé à 113 milliards de dollars.
Le Bénin, quant à lui, s'éloigne de son modèle traditionnel d'exportation de produits agricoles bruts pour adopter une approche axée sur la transformation à haute valeur ajoutée, notamment dans le secteur de la noix de cajou. Le pays a presque quadruplé sa transformation de noix de cajou, passant de 13 000 tonnes à près de 50 000 tonnes en 2025, grâce à un programme gouvernemental stratégique et à une interdiction d'exporter les noix brutes.
Cependant, le Nigeria a du mal à atteindre ses quotas de production pétrolière fixés par l'OPEP, ce qui lui a fait perdre environ 1,31 milliard de dollars de revenus potentiels entre janvier 2025 et janvier 2026. Des données officielles révèlent des déficits cumulés de 18,12 millions de barils, malgré des prix mondiaux du pétrole relativement stables. La production de pétrole du Nigeria a chuté à 1,478 million de barils par jour en janvier 2026, en deçà de son quota de 1,5 million de barils par jour.
Dans le secteur de l'énergie, Panoro Energy a renforcé sa position en Guinée équatoriale en acquérant les champs Ceiba et Okume auprès de Kosmos Energy pour un montant pouvant atteindre 219,5 millions de dollars. Cette acquisition devrait permettre à Panoro d'augmenter sa production nette à 20 000 barils par jour en 2027. Au Mali, après le retrait de TotalEnergies, une entreprise locale, NDC Énergie, a repris le contrôle du plus grand réseau de stations-service du pays.
Parallèlement, la Banque africaine de développement (BAD) et l'Union africaine (UA) ont relancé leur initiative visant à supprimer les visas en Afrique afin de faciliter la mobilité continentale et de stimuler le commerce intra-africain. Les décideurs politiques, les chefs d'entreprise et les institutions de développement ont souligné que la libre circulation des personnes est essentielle pour libérer le potentiel de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Bien que des progrès aient été réalisés, avec 28,2 % des voyages intra-africains ne nécessitant pas de visa, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour éliminer les restrictions restantes.
Le Tchad a mobilisé 15 millions d'euros de l'AFD pour moderniser son aéroport et soutenir la filière coton. Le programme vise à créer des systèmes agricoles résilients face au climat, à améliorer les revenus des agriculteurs et à protéger les ressources naturelles.
Ces développements soulignent les efforts déployés par les pays d'Afrique de l'Ouest pour diversifier leurs économies, attirer les investissements et promouvoir l'intégration régionale. La levée des barrières commerciales et la promotion de la libre circulation des personnes devraient stimuler davantage la croissance économique et le développement dans la région.
L'augmentation de la production d'or au Sénégal, au Burkina Faso et au Mali contribue à la croissance économique et au renforcement des réserves de devises. Les États d'Afrique de l'Ouest cherchent de plus en plus à contrôler leurs ressources naturelles et à les échanger sur les marchés mondiaux à des conditions plus favorables.
Le Ghana et le Burkina Faso ont signé plusieurs accords commerciaux pour renforcer le commerce agricole, en particulier les exportations de tomates. Les accords interviennent après que des problèmes de sécurité ont affecté le commerce transfrontalier à la suite d'attaques d'insurgés visant des commerçants le long des zones frontalières.