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Affaire Okala Ebode vs MRC : Renvoi au 26 mars 2026 pour vice de procédure

L'affaire Okala Ebode vs MRC renvoyée au 26 mars 2026 pour vice de procédure. L'authenticité de l'assignation est contestée, révélant des tensions internes au sein du MRC.

Affaire Okala Ebode vs MRC : Renvoi au 26 mars 2026 pour vice de procédure
Actualités Cameroun

L'affaire opposant Me Okala Ebode au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et à son président, Mamadou Yakouba, dit MOTA, a connu un nouveau rebondissement. Initialement prévue, l'audience a été renvoyée au 26 mars 2026 en raison d'un vice de procédure soulevé par la défense. Le tribunal a tranché sur la forme, exigeant la production de l'original de l'assignation et des pièces jointes avant d'examiner le fond de l'affaire.

Au cœur du litige, l'authenticité de l'assignation en justice délivrée par Me Okala Ebode est contestée. Les avocats de la défense ont insisté sur la nécessité de produire l'original du document pour valider la saisine du tribunal. Cette exigence, loin d'être une simple formalité, est considérée comme essentielle pour garantir l'existence et l'intégrité de l'acte.

Le renvoi au 26 mars 2026 donne à Me Okala Ebode l'opportunité de prouver l'authenticité de son assignation. S'il y parvient, le tribunal pourra se pencher sur le fond de l'affaire. Dans le cas contraire, son action pourrait être jugée irrecevable, mettant ainsi fin à la procédure judiciaire.

Au-delà de la question procédurale, cette affaire révèle les tensions internes qui minent le MRC depuis plusieurs mois. Le fait qu'un membre éminent du parti, également avocat, en vienne à assigner sa propre formation politique en justice témoigne de la profondeur des divisions. Mamadou Yakouba, président du MRC, est personnellement mis en cause dans cette affaire. La stratégie de la défense, axée sur la procédure, suggère une volonté de gagner du temps et d'éviter un examen approfondi des accusations portées par Me Okala Ebode.

L'issue de cette affaire aura des conséquences importantes sur la cohésion du MRC et sur son image. Si l'action de Me Okala Ebode est validée et qu'il obtient gain de cause, cela pourrait provoquer un séisme politique. Un rejet pour vice de forme alimenterait les accusations de manipulation judiciaire.

En parallèle, Joseph Thierry Okala Ebode, co-fondateur du MRC, a initié une autre procédure judiciaire pour contester son exclusion du parti, prononcée le 7 novembre 2025 par le Comité national de médiation et d'arbitrage (CNMA) pour « trahison ». Une audience est prévue le 26 février 2026 au Tribunal de grande instance du Mfoundi. Okala Ebode demande l'annulation de la décision d'exclusion, invoquant plusieurs irrégularités dans la procédure interne, notamment le non-respect des délais de notification, l'absence de tentative de médiation préalable, le manque d'audition contradictoire et l'absence de définition précise de la « faute de trahison » dans les textes du parti. Les soutiens du MRC affirment que la procédure a été menée dans le respect des statuts.

Me Okala Ebode devra donc apporter la preuve de l'authenticité de son assignation. L'enjeu dépasse largement la simple question juridique, car il pourrait avoir des répercussions importantes sur l'avenir du MRC.

Source : www.camer.be