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Affaire Martinez Zogo : les avocats d'Eko Eko dénoncent un "tribunal du clic"

Les avocats d'Eko Eko dénoncent une campagne médiatique "avant tout verdict judiciaire" dans l'affaire Martinez Zogo. Ils exigent des rectifications et appellent à la rigueur journalistique.

Affaire Martinez Zogo : les avocats d'Eko Eko dénoncent un "tribunal du clic"
Actualités Cameroun

Les avocats de Léopold Maxime Eko Eko, figure clé dans l'affaire Martinez Zogo, ont publié un communiqué le 14 mars 2026 à Yaoundé, dénonçant ce qu'ils considèrent comme un "tribunal du clic" orchestré par certains médias et plateformes numériques. Ils accusent ces acteurs d'alimenter une culpabilité médiatique à l'encontre de leur client, avant même qu'un verdict judiciaire ne soit rendu.

Le collectif d'avocats s'inquiète de l'influence potentielle de cette campagne médiatique sur l'opinion publique et sur le déroulement serein de la justice. Ils pointent du doigt trois griefs majeurs : la divulgation d'éléments confidentiels du dossier avant les audiences, la fabrication de fausses preuves numériques, et l'amplification algorithmique de contenus déformés sur les réseaux sociaux.

Selon le communiqué, des citations sorties de leur contexte ont été massivement diffusées après les audiences des 9 et 10 mars au Tribunal Militaire de Yaoundé. Les avocats citent notamment un titre : « Arrestation de Martinez Zogo : l’information de la DGRE était fondée », qui aurait été repris et déformé en boucle sur les plateformes numériques.

Face à cette situation, le collectif d'avocats exige des rectifications immédiates pour chaque contenu erroné publié. Ils appellent les journalistes et observateurs indépendants à faire preuve de rigueur dans leur couverture de l'affaire. Ils affirment que leur client reste serein et déterminé à contribuer à la manifestation de la vérité.

L'affaire Martinez Zogo, du nom du journaliste assassiné en janvier 2023, continue de susciter de vives tensions au Cameroun. L'enquête et les procédures judiciaires ont été marquées par des controverses, notamment des accusations d'ingérence politique et des remises en question de l'indépendance de la justice. Plusieurs personnalités, dont Jean-Pierre Amougou Belinga, un magnat des médias, et Léopold Maxime Eko Eko, ancien chef de la DGRE (Direction Générale de la Recherche Extérieure), sont mises en cause dans cette affaire.

Source : www.237online.com