L'affaire impliquant Aïcha Kamoise prend une tournure contestée, ses avocats dénonçant publiquement ce qu'ils qualifient de graves irrégularités dans la procédure judiciaire. Le cabinet de Me Yannick Djemeni a publié un communiqué le 22 avril 2026, exprimant de vives préoccupations quant au traitement du dossier de leur cliente, Wete Aïcha.
Au cœur des préoccupations soulevées par la défense se trouve la question de la compétence initiale du procureur de la République près le Tribunal de grande instance du Mfoundi. Selon les avocats, ce tribunal n'était pas compétent pour traiter cette affaire, étant donné que les faits reprochés relèvent du délit, tel que défini par le code pénal camerounais. La défense s'indigne également de l'émission d'un mandat d'amener à l'encontre d'Aïcha Kamoise, soulignant qu'elle n'avait jamais été convoquée au préalable par les forces de l'ordre.
Après le transfert du dossier au tribunal de première instance de Yaoundé-centre administratif, Aïcha Kamoise a été entendue le 21 avril, avant d'être renvoyée à la police judiciaire pour une confrontation avec ses accusateurs. Les avocats de la défense remettent en question la pertinence de cette confrontation, faisant valoir que les plaignants résident aux Émirats arabes unis, ce qui rend leur présence physique à court terme improbable. Ils estiment que maintenir leur cliente en garde à vue dans l'attente d'une confrontation hypothétique constitue une violation de ses droits.
Un autre point de controverse concerne la libération initialement envisagée d'Aïcha Kamoise par le procureur du tribunal de première instance. Selon la défense, cette décision aurait été bloquée par une intervention du parquet général du Centre, alimentant ainsi les soupçons d'ingérence dans la procédure judiciaire. Le cabinet de Me Djemeni Yannick dénonce une "séquestration" et une garde à vue qu'il considère illégale, estimant que la durée de détention pourrait atteindre 120 heures, malgré les tentatives de libération sous caution.
Les avocats d'Aïcha Kamoise appellent au respect des droits de la défense et à l'indépendance de la justice. Ils affirment qu'ils poursuivront leurs efforts jusqu'à la libération complète de leur cliente.