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Adamaoua : Quatre agents de l'État enlevés dans le département du Faro-et-Déo, rançons exigées

Quatre agents de l'État ont été enlevés dans le département du Faro-et-Déo, Adamaoua. Les ravisseurs exigent des rançons pour leur libération, soulignant l'insécurité croissante dans cette région encl

Adamaoua : Quatre agents de l'État enlevés dans le département du Faro-et-Déo, rançons exigées
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Quatre agents de l'État camerounais ont été enlevés dans le département du Faro-et-Déo, région de l'Adamaoua, selon des informations relayées par le quotidien L'œil du Sahel. Les victimes sont deux enseignantes, un conducteur de moto-taxi et le chef de poste forestier de Kontcha. Les faits se sont déroulés entre Mayo-Baléo et Kontcha.

Les deux enseignantes, Nadège Nganjo, directrice de l’école primaire de Gadjiwan, et une certaine Yong, enseignante dans la même école, ont été enlevées le 12 mars alors qu'elles se rendaient de Mayo-Baléo à Kontcha. Kentourè Ousseini, le moto-taximan qui les transportait, a également été enlevé. Cyrille Mbah, chef du poste forestier de Kontcha, avait quant à lui disparu peu avant alors qu'il se rendait à son poste depuis Tignère.

Des demandes de rançon ont été formulées pour la libération des otages. L'inspecteur d’arrondissement a déclaré à L’œil du Sahel avoir été contacté par la directrice d'école, utilisant un numéro inconnu, qui l'a informé que les ravisseurs exigeaient 15 millions de FCFA par personne. Le délégué départemental des Forêts et de la Faune (Minfof) du Faro et Déo a adressé un courrier au Minfof précisant que Cyrille Mbah a été enlevé le 12 mars alors qu'il se rendait à Kontcha après une réunion à Tignère. Les ravisseurs exigent une rançon de 50 millions de FCFA pour sa libération, payable dans un délai de trois jours à compter du 13 mars 2026. Aucune information n'a été divulguée concernant une éventuelle rançon pour le moto-taximan.

Les enlèvements contre rançon sont en recrudescence dans le département du Faro-et-Déo, une zone enclavée de la région de l'Adamaoua. La distance importante qui sépare Ngaoundéré, la capitale régionale, de nombreuses localités, combinée au mauvais état des routes, favorise l'insécurité.

Ces incidents soulignent les défis sécuritaires persistants dans certaines régions du Cameroun, où l'accès limité et les infrastructures précaires créent un environnement propice à la criminalité. La situation met en évidence la vulnérabilité des populations locales et des agents de l'État face à ces actes de banditisme.

Source : www.newsducamer.com