La région de l'Adamaoua au Cameroun a enregistré une baisse significative du taux de transmission du VIH de la mère à l'enfant, atteignant 0,45 %. Ce chiffre a été révélé lors de la campagne nationale de plaidoyer pour la pérennisation des interventions du Projet d'Elimination de la Transmission du VIH/SIDA de la Mère à l'Enfant (PETVISIDAME) dans l'Adamaoua.
La cérémonie de plaidoyer, qui s'est tenue le mercredi 25 février 2026 à Ngaoundéré, a été placée sous le haut patronage de Chantal Biya, Première Dame du Cameroun et Présidente Fondatrice de Synergies Africaines contre le Sida et les souffrances. L'événement a rassemblé des personnalités importantes, notamment le Gouverneur de la Région de l'Adamaoua, le Secrétaire Exécutif de Synergies Africaines et la Représentante Résidente de l'UNICEF Cameroun.
Le projet PETVISIDAME a été mis en œuvre dans 11 districts de santé de la région de l'Adamaoua entre 2020 et 2025. Au cours de cette période, le taux de transmission du VIH de la mère à l'enfant est passé de 4 % à 0,45 %, ce qui témoigne des progrès considérables réalisés grâce à cette initiative.
Malgré ces avancées notables, des défis importants persistent pour atteindre l'objectif 95-95-95, qui vise à éliminer la transmission du VIH, de la syphilis et de l'hépatite B de la mère à l'enfant, et à garantir l'accès universel aux traitements antirétroviraux (ARV) pour les enfants et les adolescents au Cameroun d'ici 2030.
Le projet PETVISIDAME, soutenu par l'UNICEF et la Banque Islamique de Développement, a pour objectif d'éliminer la transmission du VIH de la mère à l'enfant dans 55 districts de santé du Cameroun. Il s'articule autour du renforcement des capacités humaines, de l'appui à la chaîne d'approvisionnement en ARV, de l'acquisition d'équipements médicaux et de la mobilisation communautaire. Le projet comprend quatre composantes essentielles : le diagnostic précoce et la prise en charge de la mère et de l'enfant, la mise en place d'un système de surveillance opérationnel, l'élaboration de modèles de prestation de services communautaires novateurs, et l'appui à la gestion du projet.
En 2012, la prévalence du VIH chez les femmes enceintes au Cameroun était de 7,8 %. En 2011, seulement 54 % des femmes enceintes séropositives ont reçu des médicaments antirétroviraux (ARV) pour prévenir la transmission du VIH à leurs nourrissons. Le Cameroun a estimé un taux de transmission mère-enfant (MTCT) de 24 %.
L'option B+, qui consiste à fournir un traitement ARV à vie à toutes les femmes enceintes séropositives, a été adoptée comme stratégie potentielle pour atteindre l'élimination de la transmission mère-enfant. Une étude a révélé que les femmes séropositives qui ne suivaient pas de cART étaient 2,49 fois plus susceptibles de transmettre le VIH à leurs bébés que celles qui en suivaient.
Le projet PETVISIDAME illustre comment une approche intersectorielle, impliquant divers ministères et partenaires, peut renforcer l'efficacité des actions communautaires et atteindre les populations vulnérables. Les écoles peuvent également jouer un rôle clé dans la sensibilisation des jeunes à la santé et à la prévention du VIH.
Les efforts se poursuivent pour étendre les interventions et améliorer la qualité des soins, dans le but d'éradiquer la transmission du VIH de la mère à l'enfant et d'assurer un avenir sain pour les générations futures au Cameroun.