La ville d'Edéa, située dans le département de la Sanaga-Maritime au Cameroun, a été le théâtre d'une scène pour le moins inhabituelle lors d'une fête d'anniversaire. Thérèse B., l'épouse, était loin de se douter du cadeau que son mari, Amougou K., lui réservait.
Après plusieurs années sans célébration, Amougou K. avait décidé de marquer l'anniversaire de sa femme en grande pompe, avec Yolande Tankeu, une journaliste de Camer.be, comme maîtresse de cérémonie. Cependant, derrière cette façade festive se cachait un plan machiavélique.
Selon les témoignages de voisins, Thérèse profitait des absences de son mari pour entretenir une liaison avec un conducteur de moto taxi. Mis au courant, Amougou K. avait discrètement installé des caméras de surveillance à son domicile.
Le jour de l'anniversaire, les invités étaient déjà nombreux à 15h, profitant de la musique et de l'ambiance festive. L'époux, quant à lui, s'était absenté pour préparer une surprise spéciale.
Quelques semaines auparavant, Amougou K. avait promis à sa femme un cadeau d'anniversaire inoubliable. Le moment venu, il lui a présenté un grand paquet soigneusement emballé. Thérèse, pensant qu'il s'agissait d'une œuvre d'art, l'a ouvert devant une cinquantaine de personnes.
Au lieu d'une toile, elle a découvert une image compromettante : une vidéo la montrant en flagrant délit d'adultère avec son amant sur le lit conjugal. La panique s'est emparée des invités, qui ont rapidement quitté les lieux.
Au moment de la publication de cet article, Thérèse B. était portée disparue. Cette affaire soulève des questions sur les limites de la vengeance et les conséquences de l'infidélité au sein du couple. L'article 361 du Code pénal camerounais prévoit jusqu'à six mois d'emprisonnement et 100 000 francs d'amende pour une femme mariée ayant des relations extraconjugales. Pour les hommes, la condamnation ne s'applique que si l'infidélité se produit au domicile conjugal ou si les relations extraconjugales deviennent « habituelles » en dehors du foyer.