Le poste de vice-président au Cameroun, nouvellement créé par la Constitution, suscite des convoitises et révèle des dynamiques de pouvoir complexes. C'est ce qu'a analysé Guy Mesmin Wambo, maire de Loum, lors de son passage dans l'émission Canal Presse du 26 avril 2026 sur Canal 2.
Wambo a souligné l'existence de rivalités internes et de luttes d'influence qui dépassent les ambitions individuelles. Selon lui, la question de la succession et les prétentions au poste de vice-président s'inscrivent dans une logique de « lutte de clans ». Il a d'ailleurs interrogé la position de Georges-Gilbert Baongla, figure médiatique qui revendique ouvertement ce rôle : « Est-ce que Georges-Gilbert Baongla est le seul à prétendre à ce poste ? ».
L'analyse de Guy Mesmin Wambo met en lumière la structuration des soutiens autour de différentes personnalités. Il a évoqué les prises de position publiques, notamment celles relayées par certains médias, en faveur de Franck Biya, fils du président actuel, comme potentiel successeur. CesDynamiques alimentent un débat passionné sur l'avenir politique du Cameroun.
Dans ce contexte de tensions et de positionnements stratégiques, Wambo estime que la récente convocation de Georges-Gilbert Baongla par la gendarmerie s'inscrit dans cette logique d'affrontement entre clans. Il suggère que les actions entreprises contre Baongla sont liées à son appartenance à un camp spécifique dans cette lutte d'influence.
Georges-Gilbert Baongla, ancien patron de presse, s'est fait connaître pour ses déclarations controversées et ses accusations publiques. Il affirme être le fils aîné de Paul Biya. Ses démêlés avec la justice, notamment sa condamnation en 2019 pour escroquerie et diffamation, ont alimenté les spéculations sur les enjeux de pouvoir au sein du régime. La question de la vice-présidence reste donc un sujet brûlant, au cœur des rivalités politiques camerounaises.