L'homme politique camerounais Shanda Tonme a rendu un vibrant hommage à deux officiers des forces de défense camerounaises, tombés au champ d'honneur le 11 février 2016, lors d'une attaque de Boko Haram. Le Lieutenant-Colonel Beltus Nkwene Ekwele, âgé de 39 ans, et le Capitaine Emmanuel Pipwoh Yari, âgé de 31 ans, ont perdu la vie alors qu'ils étaient en mission à la tête de leurs unités.
Dans son hommage, Shanda Tonme a souligné l'importance de la mémoire et de la solidarité envers ceux qui se sacrifient pour la nation. Il a insisté sur le devoir de compassion envers les familles endeuillées, les veuves et les orphelins laissés derrière. Il a également plaidé pour une conscience mémorielle permanente, capable de susciter la solidarité et la compassion au sein de la nation.
M. Tonme a par ailleurs critiqué ceux qui, selon lui, se complaisent dans la critique stérile et la dévalorisation des institutions, soulignant la nécessité de s'élever au-dessus des querelles et de se ranger aux côtés de ce qui représente la République. Il a salué la décision du tribunal militaire de Yaoundé concernant des faits antérieurs, y voyant un signe de gouvernance militaire responsable.
En plus de rendre hommage aux deux officiers tués le 11 février 2016, Shanda Tonme a également tenu à honorer la mémoire des trente-quatre éléments du Bataillon d'intervention rapide (BIR) disparus en mer, du lieutenant Ndonkeng, ainsi que de tous les autres soldats tombés au champ d'honneur à travers le pays. Il a réitéré son appel en faveur de l'institution d'une journée spéciale dédiée aux forces de défense et de sécurité, afin de renforcer les liens entre la nation et ses protecteurs.
Boko Haram, qui cherche à établir un état islamique dans le nord-est du Nigeria, a mené une campagne de violence qui a fait des milliers de morts et des millions de personnes déplacées. Les attaques se sont étendues au-delà des frontières du Nigeria, touchant notamment le Cameroun, qui a été la cible d'attentats suicides. Récemment, en mars 2025, au moins dix soldats camerounais ont été tués lors d'une attaque de Boko Haram contre un poste militaire. En mai 2025, trois autres soldats ont été tués lors d'un raid du groupe terroriste. Ces événements soulignent la menace persistante que représente Boko Haram pour la sécurité du Cameroun et de la région. La reconnaissance et l'hommage aux soldats qui luttent contre ce groupe terroriste sont essentiels pour maintenir le moral des troupes et renforcer la solidarité nationale.