Des scènes choquantes de violence et de détresse ont été filmées au sein de la chefferie Banka, dans le département du Haut-Nkam, suscitant l'indignation au Cameroun. Les images montrent des altercations et des insultes impliquant directement le chef traditionnel, Sa Majesté SM Monkam Toukam Paul Arnaud Fo’o de Banka, et son entourage. Au cœur de la polémique, l'expulsion présumée de la veuve du chef défunt et de ses jeunes enfants, privés d'eau, d'électricité et de nourriture.
La chefferie Banka, autrefois réputée pour son influence culturelle dans le Haut-Nkam, se retrouve aujourd'hui au centre d'un scandale qui ternit l'image de l'institution traditionnelle. Les vidéos virales montrent des scènes d'humiliation et de tension qui mettent en lumière des dysfonctionnements internes.
Le sort de la veuve du chef décédé est particulièrement préoccupant. Selon des informations relayées par le correspondant J-B. Ngako Dakayi, elle aurait été chassée du palais avec ses enfants en bas âge, se retrouvant privée de ressources essentielles. Une vidéo poignante la montre implorant : « Où sont mes enfants ? Tu dois me rendre mes enfants. Tu as assis sur le trône de mon défunt mari : il t’a laissé une charge et tu dois l’assumer ! »
Cette affaire met en évidence un chef qui semblerait se soustraire à ses responsabilités traditionnelles. Des décisions controversées, telles que la destruction de plaques signalétiques des villages pour interdire le préfixe « Ba », avaient déjà provoqué l'indignation de nombreux chefs de village. Ces réformes, entreprises sans le consentement de ses pairs et sans fondement coutumier reconnu, soulèvent des questions sur la gouvernance de la chefferie.
L'attention se tourne désormais vers les Neuf et les Sept notables de la chefferie, dont le rôle et l'influence dans cette crise sont remis en question. Leur capacité à intervenir et à faire entendre raison au chef est au centre des préoccupations, dans un contexte où les valeurs traditionnelles semblent bafouées.