Face aux accusations de mauvaise gestion des fonds alloués à la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), son président, Samuel Eto’o, a tenu à clarifier sa position. Lors d'une intervention remarquée dans le cadre du Digital B Mentoring, organisé par Digital B Agency et le journaliste Bruno Bidjang, Eto’o a expliqué son rôle en tant qu'ordonnateur des dépenses et a détaillé le processus de validation des budgets.
« Quand je suis arrivé à la tête de la fédération camerounaise de football, je n’étais que l’ordonnateur des dépenses », a-t-il déclaré. Il a insisté sur le fait qu'il n'est pas celui qui manipule directement l'argent, mais plutôt celui qui autorise les dépenses. Eto'o a précisé que les budgets sont élaborés par les équipes de la fédération, puis transmis au ministère des Sports. Auparavant, le ministère des Sports devait soumettre le budget au Premier Ministère, une procédure qui a évolué. Une réunion avait lieu entre le ministère des Sports, la fédération et le Premier ministère, où le budget était défendu sous l'arbitrage du Premier Ministre, qui prenait ensuite la décision et l'envoyait au Palais avec ses recommandations.
Eto’o a également souligné que le budget de la FECAFOOT ne concerne pas uniquement les joueurs. « Quand on vous dit que le budget est de 6 milliards, il n’est pas uniquement pour les joueurs. Quand les Lions se déplacent, c’est le Cameroun qui se déplace ». Il a expliqué que les frais de souveraineté du Ministre des Sports, la mission de l'ambassadeur, les services de sécurité, la Présidence, le Premier Ministère et les finances sont autant de postes inclus dans ce budget.
Pour garantir une meilleure traçabilité des fonds, Samuel Eto’o a affirmé avoir mis en place une politique de paiement exclusivement par virement bancaire. Il a par ailleurs répondu aux critiques concernant son style de leadership, assumant une certaine fermeté face à ceux qu'il accuse de manipuler l'opinion publique. « Si c’est parce que je n’écoute pas ces gens que vous dites que je suis un dictateur, alors je suis un bon dictateur », a-t-il lancé.
En clarifiant le processus budgétaire et en insistant sur la transparence des transactions, Samuel Eto’o cherche à dissiper les doutes et à restaurer la confiance dans la gestion de la FECAFOOT. Ses déclarations interviennent dans un contexte où la fédération fait face à des défis importants, notamment la préparation de la CAN 2025 et la modernisation des infrastructures footballistiques du pays.