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Miss Cameroun 2025 destituée : Vives réactions et interrogations sur les raisons de cette décision

La destitution de Miss Cameroun 2025 suscite la polémique. Accusations de manquements contractuels, allégations de discrimination, et réactions de personnalités publiques : le point sur une affaire qu

Miss Cameroun 2025 destituée : Vives réactions et interrogations sur les raisons de cette décision
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La destitution de Josiane Harangada Golonga de son titre de Miss Cameroun 2025 suscite une vague de réactions et de déceptions au sein de l'opinion publique camerounaise. Des universitaires, des producteurs de contenus, des étudiants et de nombreux observateurs expriment leur soutien à la jeune femme et s'interrogent sur les motivations réelles du Comité d'Organisation Miss Cameroun (COMICA).

Le COMICA justifie sa décision par quatre motifs principaux : absences injustifiées à plusieurs événements officiels, propos et attitudes irrespectueux envers l'institution, cessation unilatérale des activités liées à son mandat et recours à un manager personnel en violation des clauses contractuelles. Cependant, l'avocat de Josiane Harangada Golonga avance des raisons différentes, évoquant des abus, des traitements marginaux, de la stigmatisation et des injures à l'encontre de sa cliente en raison de ses origines septentrionales. Ces allégations mettent en lumière une possible « tribalisation » au sein du COMICA, alimentant ainsi les discours de haine en ligne.

Des personnalités publiques ont pris position en faveur de Josiane Harangada Golonga. Le Pr Félicité Owona Mfegue salue son choix de conserver sa peau ébène, un acte politique fort dans un pays où beaucoup de jeunes femmes cherchent à s'éclaircir la peau. Pour elle, il est inadmissible de destituer une « pupille nationale » élue par le peuple. Steve Fah, producteur de contenus, souligne également les qualités de dignité, de travail et d'authenticité de la jeune femme, contrastant avec l'image souvent associée aux Miss Cameroun, faite de luxe et d'apparences artificielles.

Le Pr Félicité Owona encourage Josiane Harangada Golonga à s'inscrire en faculté de droit pour défendre les Miss sans voix, tandis que Steve Fah appelle la première dame à protéger l'image de la femme camerounaise. Ces prises de position reflètent un malaise profond quant à la gestion du concours Miss Cameroun et à la représentation de la beauté camerounaise.

Cette destitution n'est pas un cas isolé dans l'histoire du COMICA. Agathe Pascaline Nomgne (2002), Anne Lucrèce Ntep (2009) et Julie Cheugueu Nguimfack (2016) ont également été déchues de leur titre. En 2016, Audrey Aboula, dauphine, avait démissionné et publié un livre dénonçant les coulisses du concours. Béatrice Doudou, Miss Afrique 2017 et dauphine Miss Cameroun 2018, a conseillé aux jeunes filles de s'informer et de comprendre les engagements et les réalités parfois cachées des concours de beauté, les invitant à ne jamais trahir leurs valeurs.

Fondé en 2002 par Ingrid Solange Amougou, le COMICA a pour mission d'organiser le concours Miss Cameroun. L'événement est censé promouvoir la culture et la beauté de la jeune fille camerounaise. Cependant, les scandales récurrents ternissent l'image du concours et soulèvent des questions sur sa gouvernance et sa transparence.

La première dauphine, Audrey Moutongo, assurera l'intérim en attendant la prochaine élection. L'affaire Josiane Harangada Golonga met en lumière les tensions persistantes entre les Miss et le COMICA, ainsi que la nécessité de réformer le cadre contractuel et l'organisation du concours.

Source : fr.journalducameroun.com