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Maurice Kamto expose sa vision de la souveraineté de l'État, insistant sur la protection des citoyens

Maurice Kamto redéfinit la souveraineté de l'État comme la protection des citoyens, dans un contexte de tensions liées à la mort d'Anicet Ekane et à la non-restitution de son corps.

Maurice Kamto expose sa vision de la souveraineté de l'État, insistant sur la protection des citoyens
Actualités Cameroun

Maurice Kamto, figure de l'opposition camerounaise et président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a récemment partagé sa vision de la souveraineté de l'État, mettant en avant la protection des citoyens comme pilier central. Dans une publication datée du 23 février 2026, il insiste sur le fait que la souveraineté ne saurait se résumer au droit pour un dirigeant de disposer de la vie de ses concitoyens.

« Mais si la souveraineté est entendue comme le pouvoir d’un dirigeant de tuer souverainement ses concitoyens, qu’il a le devoir de protéger, de diriger de façon éclairée et d’amener à la prospérité, alors sa quête n’en vaudrait pas la peine », a-t-il déclaré sur son compte X (anciennement Twitter). Pour Kamto, une telle conception de la souveraineté serait un « malheur » pour le peuple.

Cette prise de position intervient dans un contexte particulier, marqué par la mort en détention d'Anicet Ekane, président du MANIDEM, en décembre 2025. Le corps d'Ekane n'a toujours pas été rendu à sa famille, suscitant l'indignation et des appels à la restitution. Kamto lui-même a exigé que l'État remette la dépouille d'Anicet Ekane à sa famille pour permettre l'organisation de ses obsèques.

La mort d'Anicet Ekane au Secrétariat d’État à la Défense (SED) et la non-restitution de son corps ont créé une vive tension. Maurice Kamto a dénoncé des « pratiques barbares et inhumaines dignes des dictatures les plus obscurantistes ». Il estime que la rétention du corps d'un opposant politique, dans un contexte où les circonstances de sa mort restent floues, alimente le sentiment d'un assassinat politique.

Kamto a par ailleurs souligné la nécessité pour les communautés économiques africaines de se transformer en États fédéraux régionaux pour faire face aux défis du XXIe siècle. Il a averti que l'inaction face à cette nécessité constituerait une « cécité stratégique » et un « crime des dirigeants contre les peuples africains ».