Le groupe pétrolier français Maurel & Prom a annoncé un résultat net part du groupe de 410 millions de dollars pour l'année 2025, marquant une augmentation de 72 % par rapport à l'année précédente. Cette performance intervient malgré une baisse du chiffre d'affaires consolidé, qui s'établit à 578 millions de dollars, soit une diminution de 29 % par rapport aux 808 millions de dollars enregistrés en 2024.
La diminution du chiffre d'affaires s'explique principalement par la baisse du prix de vente moyen du pétrole, ainsi que par un impact négatif de 42 millions de dollars lié aux écarts de levage et aux réévaluations des stocks. Le prix de vente moyen du baril a été de 69,4 dollars en 2025, contre 80,3 dollars en 2024.
L'EBITDA, qui mesure la performance opérationnelle réelle, a également connu une contraction de 32 % pour s'établir à 249 millions de dollars. Cependant, le résultat net consolidé a bondi de 74 % à 428 millions de dollars, grâce à un gain exceptionnel de 287 millions de dollars provenant de la vente d'une participation de 20,07 % dans Seplat Energy. Sans ce gain exceptionnel, le résultat net consolidé ordinaire du groupe n'aurait été que de 166 millions de dollars, en baisse de 35 % par rapport à 2024.
La production totale de Maurel & Prom s'est établie à 37 096 barils équivalent pétrole par jour en 2025, soit une légère augmentation de 2 % par rapport à l'année précédente. Des divergences existent cependant selon les régions. Au Gabon, la production de pétrole a diminué de 6 % pour s'établir à 14 662 barils par jour, affectée par des problèmes d'exportation au second semestre. La production de gaz naturel en Tanzanie a également diminué de 3 %. Seule le Venezuela a connu une augmentation significative, avec une hausse de 34 % à 8 194 barils par jour.
Le conseil d'administration proposera le versement d'un dividende de 0,38 € par action, en hausse de 15 % par rapport à l'année dernière, payable en août 2026, représentant un montant total d'environ 90 millions de dollars. Pour 2026, le groupe anticipe une augmentation de sa production, qui devrait atteindre environ 42 700 barils équivalent pétrole par jour, grâce à la montée en puissance de ses opérations au Venezuela et en Colombie, ainsi qu'au développement de ses projets en Afrique.