L'Hôpital Général de Yaoundé (HGY) a formellement démenti les accusations de trafic d'organes portées à son encontre. Ces allégations, relayées sur les réseaux sociaux et certains médias en ligne, ont été qualifiées de « mensongères » par la direction de l'hôpital dans un communiqué publié le 25 février 2026.
La direction de l'HGY a exprimé sa « stupéfaction » face à la diffusion de ces informations qu'elle considère comme une campagne de désinformation visant à ternir la réputation de l'établissement et de son personnel. L'hôpital a tenu à réaffirmer que son personnel est composé de professionnels qualifiés, soumis à des règles d'éthique et de déontologie strictes. La direction a également précisé que le service de thanatopraxie respecte scrupuleusement les normes techniques, sanitaires et éthiques en vigueur.
Ces accusations surviennent dans un contexte de sensibilité accrue concernant les questions de santé et de décès dans les établissements hospitaliers. En septembre 2021, l'Hôpital Central de Yaoundé avait déjà été confronté à des allégations similaires, lorsqu'une famille avait accusé l'établissement d'avoir retiré des organes du corps d'un jeune homme décédé. Le ministre de la Santé publique avait alors ordonné une enquête.
La direction de l'Hôpital Général de Yaoundé a déploré que de telles allégations puissent alimenter la psychose au sein des familles et jeter le discrédit sur l'ensemble du personnel hospitalier. Elle a réaffirmé son engagement à assurer un service public de qualité, exercé avec professionnalisme et responsabilité.
L'affaire met en lumière la nécessité d'une communication transparente et d'une gestion rigoureuse des services de santé afin de maintenir la confiance du public dans les institutions médicales. Des enquêtes approfondies sont souvent nécessaires pour clarifier les faits et rassurer les populations, comme ce fut le cas en 2021 à l'Hôpital Central de Yaoundé.