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L'État camerounais annule le titre foncier du DJEUGA Palace de Douala après 17 ans de litige

L'État camerounais a annulé le titre foncier du DJEUGA Palace de Douala après 17 ans de litige concernant une parcelle de terrain historiquement liée au domaine ferroviaire. Une décision saluée comme

L'État camerounais annule le titre foncier du DJEUGA Palace de Douala après 17 ans de litige
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Après 17 ans de bataille juridique, l'État camerounais a annulé le titre foncier de l'hôtel DJEUGA Palace à Douala. Le Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières a officialisé la rétractation de la concession définitive accordée à la Société Hôtelière DJEUGA Palace, mettant fin à un long contentieux.

Au cœur du litige se trouve une parcelle de terrain historiquement intégrée au domaine ferroviaire. Suite à la dissolution de l'ex-REGIFERCAM (Régie Fédérale des Chemins de Fer du Cameroun) en 1999, son patrimoine a été réparti entre la liquidation et CAMRAIL, le concessionnaire de l'activité ferroviaire. La parcelle en question, située en centre-ville de Douala, abritait autrefois des entrepôts de la REGIFERCAM.

Selon les informations disponibles, une première administration des Domaines avait attribué le site en concession provisoire à DJEUGA Palace, après l'avoir classé comme dépendance du domaine national de 2ᵉ catégorie, une classification contestée par les créanciers de l'ex-REGIFERCAM. Ils estimaient que le terrain ne pouvait être considéré comme libre en raison des infrastructures ferroviaires existantes. Une concession définitive fut accordée en 2016, dans le contexte des préparatifs des CAN 2016 et 2019, portant la superficie à 5 972,3 m².

Cependant, une mission gouvernementale a constaté que DJEUGA Palace occupait en réalité 1 hectare 07 ares 04 centiares, soit la totalité de la superficie initialement identifiée, d'une valeur marchande estimée à 10 milliards de FCFA.

L'arrêté n°00539/Y.7/MINDCAF/SG/D6/5200/S210 du 13 février 2026 a donc officialisé la rétractation de la concession définitive. Le ministre des Domaines a souligné que l'initiative privée doit se conformer aux lois et règlements, et que la fraude ne donne lieu à aucune indemnisation. Le cabinet conseil ATOU S.A., représentant les créanciers de l'ex-REGIFERCAM, a salué cette décision comme une application rigoureuse de la loi. La résolution de ce litige de 17 ans marque une étape importante dans la gestion du patrimoine foncier de Douala.

Source : actucameroun.info