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Le professeur Victor Mbarika lance un fonds de 100 millions de FCFA pour soutenir les médias au Cameroun

Le professeur Victor Mbarika lance un fonds de 100 millions de FCFA pour soutenir les journalistes camerounais, confrontés à des conditions de travail difficiles et au manque de ressources, à l'approc

Le professeur Victor Mbarika lance un fonds de 100 millions de FCFA pour soutenir les médias au Cameroun
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En préparation de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, le professeur Victor Mbarika, président de The ICT University, a annoncé la création d'un fonds de soutien de 100 millions de FCFA destiné aux journalistes camerounais. L'objectif est d'aider les professionnels des médias qui travaillent souvent dans des conditions difficiles, avec des ressources limitées et des revenus publicitaires en baisse.

Le professeur Mbarika a déjà versé 5 millions de FCFA et appelle 19 autres personnalités du monde des affaires à contribuer à hauteur de 5 millions de FCFA chacune pour atteindre l'objectif de 100 millions de FCFA avant le 3 mai. Il invite les hommes et femmes d'affaires du Cameroun, d'Afrique et de la diaspora à participer à cet effort, soulignant la nécessité d'une presse forte pour le développement du continent.

Les contributions doivent être faites uniquement via les canaux officiels de The ICT University, notamment l'adresse e-mail president@ictuniversity.edu.cm, les numéros de téléphone/WhatsApp +1 (225) 288-8883 / +237 673 14 70 12, ou par virement bancaire sur le compte ACCESS BANK numéro 00401300173. Il est précisé qu'aucun fonds ne doit être envoyé à un particulier, et qu'une transparence totale sera assurée par des journalistes seniors sélectionnés issus des médias anglophones et francophones.

Cette initiative intervient dans un contexte où de nombreux journalistes camerounais sont confrontés à la précarité financière, avec jusqu'à 80 % du personnel des médias privés connaissant des mois de salaires impayés et travaillant souvent sans contrat de travail. Cette instabilité conduit à des compromissions éthiques, à la dépendance aux pots-de-vin et à la nécessité de « faire du reportage sous le feu » dans un contexte de coûts opérationnels élevés et dangereux et de ressources limitées. Les journalistes manquent souvent d'outils de base, de moyens de transport, d'espaces de bureaux appropriés et d'équipements techniques.

Le professeur Mbarika, fervent défenseur de « la construction de la nation plutôt que de se plaindre », a noté que si le gouvernement a soutenu les investissements de la diaspora, le secteur privé et le monde universitaire doivent s'investir davantage pour autonomiser les conteurs qui documentent la croissance du Cameroun. Il est reconnu pour son engagement envers l'éducation et le développement en Afrique, ayant financé de nombreux projets et bourses d'études par le biais de The ICT University. Il a également été salué pour ses efforts visant à attirer les investissements de la diaspora au Cameroun.

L'annonce de ce fonds a été bien accueillie par plusieurs journalistes camerounais, qui estiment que ce geste promouvra le professionnalisme et rendra la presse viable. Pour garantir une gestion transparente des contributions, Victor Mbarika confiera la supervision des fonds à un groupe de « jeunes journalistes honnêtes », sans en préciser pour l'instant la composition ni les modalités pratiques de redistribution de l'enveloppe annoncée. L'échéance pour atteindre l'objectif de 100 millions de FCFA est fixée au 3 mai 2026.

Source : www.camer.be