Le décès soudain du journaliste Arnaud Nguefack, grand reporter et rédacteur en chef délégué à Canal 2 International, a suscité une vive émotion au sein de la classe politique camerounaise. Décédé le 1er mars 2026 à l'Hôpital Général de Yaoundé des suites d'un malaise, Nguefack était reconnu pour son professionnalisme, son talent et sa rigueur journalistique.
Le ministre de la Santé Publique, Malachie Manaouda, a exprimé sa tristesse face à la disparition de celui qu'il considérait comme un ami. Il a salué en Nguefack « un journaliste talentueux et professionnel hors pair ». Manaouda a souligné l'exigence du journaliste lors des débats sur le plateau de son émission « Mots pour maux », une émission d'enquête pointue dédiée aux questions de société et de santé.
Patricia Tomaïno Ndam Njoya, maire de Foumban et figure de l'opposition, a également partagé son immense tristesse. Elle a déclaré que « le Cameroun perd un journaliste de talent, un passionnel exigeant, mais surtout un homme intègre, profondément attaché à la vérité et au service de l’intérêt général ». L'ancienne députée a insisté sur la contribution d'Arnaud Nguefack à l'élévation du débat public grâce à son engagement et sa rigueur.
Le député Cabral Libii a fait part de sa « consternation » à l'annonce du décès. Le président du PCRN a souligné la passion et la rigueur professionnelle du journaliste, qu'il a rencontré à Canal 2 et au siège de son parti. Il a loué son humilité, son respect, son amabilité et sa courtoisie, ainsi que son timbre vocal singulier et son souci de l'exactitude de l'information.
Plusieurs sources indiquent qu'Arnaud Nguefack avait été victime d'un accident de la circulation quelques semaines avant son décès. Il avait d'ailleurs confié à un proche qu'il était alité depuis un mois à cause de cet accident. Le journaliste avait débuté sa carrière à la Radio Tiemeni Siantou (RTS) avant de rejoindre Canal 2 International, où il a présenté l'émission « La Rétro ». Il était également correspondant de la Radio Trans-Equatoriale à Yaoundé.
La nouvelle de sa disparition a plongé le monde des médias camerounais dans le deuil. De nombreux confrères et collaborateurs ont salué sa mémoire et son professionnalisme. Tous présentent leurs condoléances à sa famille et à ses proches.