La Côte d'Ivoire a marqué les esprits en élevant Consty Eka, figure emblématique de l'audiovisuel africain, au rang d'Officier du Mérite à titre posthume. La cérémonie solennelle, qui s'est déroulée à Abidjan, a vu un État rendre hommage à un homme dont l'œuvre continue d'inspirer.
L'événement s'est tenu dans la prestigieuse salle Félix Houphouët-Boigny, un lieu symbolique de la mémoire institutionnelle ivoirienne. Le Ministre de la Communication et le Vice-Premier Ministre, Téné Birahima Ouattara, ont honoré de leur présence cette cérémonie. Cette distinction posthume, accordée à ce Camerounais de naissance, prend une dimension particulière. En effet, elle répare une dette symbolique, honorant son héritage malgré son absence physique.
Ce geste fort de la Côte d'Ivoire envoie un message clair : le talent de Consty Eka a marqué l'histoire de l'audiovisuel africain de manière indélébile. Sa disparition ne met pas fin à son héritage, mais l'inscrit dans la durée, servant de référence pour les générations futures. Rares sont les États africains qui ont franchi ce pas pour un ressortissant étranger disparu, soulignant ainsi la portée exceptionnelle de cet hommage.
La distinction d'Officier du Mérite à titre posthume officialise la contribution de Consty Eka, archivant son nom dans les registres d'État ivoiriens. Son œuvre devient une référence pour les diffuseurs, les institutions culturelles et les partenaires régionaux. Cet hommage relance la visibilité de ses productions, de ses archives et de son influence pédagogique sur une génération de créateurs africains. Pour sa famille et ses proches, cette cérémonie transforme le deuil en une mémoire collective officielle. La question qui se pose est de savoir si d'autres États africains suivront cet exemple, reconnaissant et formalisant l'héritage des créateurs africains majeurs.
Consty Eka, décédé le 16 février 2026 à Abidjan, était une figure emblématique de la télévision africaine. Surnommé « le Roi de la Télé », ce Camerounais a marqué le paysage médiatique par son professionnalisme, son éloquence et sa capacité à connecter avec le public. Il a fondé le groupe média CEKAM, la chaîne CEN TV et la radio Voltage 2. Son héritage perdure à travers les nombreux professionnels qu'il a formés et l'impact qu'il a eu sur l'audiovisuel africain.