Issa Tchiroma Bakary, ancien candidat à l'élection présidentielle d'octobre 2025 au Cameroun, a lancé un appel à la mobilisation humanitaire pour soutenir les victimes de ce qu'il qualifie de « répression sanglante ». Cette initiative intervient dans un contexte socio-économique qu'il décrit comme désastreux, marqué par une « faillite technique » de l'État et une crise de gouvernance.
Dans une déclaration datée du 27 février 2026, Tchiroma, qui se considère toujours comme le « président élu », a exprimé sa profonde inquiétude face à la situation du Cameroun. Il a dénoncé une économie en difficulté, un État chroniquement mauvais payeur, et une crise de gouvernance caractérisée par une confiscation du pouvoir et une « guerre des chefs de clans » au sommet de l'État. Il a également déploré la répression post-électorale, faisant état de disparitions, d'une cinquantaine de morts, de plus de 3 000 arrestations et de nombreux détenus croupissant dans les prisons.
Face à cette situation, Issa Tchiroma Bakary appelle à la générosité des Camerounais, tant au pays qu'à l'étranger, pour fournir aide et assistance aux victimes de la répression, en particulier les enfants. Il invite également les Camerounais de la diaspora, notamment les professionnels et étudiants brillants, à s'impliquer dans ce qu'il appelle la « bataille pour le Palais d'Etoudi », siège de la présidence.
La situation socio-économique du Cameroun en 2026 est préoccupante, avec une dette extérieure importante et des besoins de financement croissants. Le budget 2026 prévoit une hausse des dépenses, mais aussi un déficit accru, nécessitant le recours à des emprunts extérieurs et à des financements bancaires. Par ailleurs, des tensions post-électorales persistent depuis l'élection présidentielle d'octobre 2025, marquée par des manifestations et une répression.
Issa Tchiroma Bakary, figure de l'opposition camerounaise, avait déjà contesté les résultats de l'élection présidentielle de 2025. Son appel à la mobilisation humanitaire et à l'implication de la diaspora intervient dans un contexte de crise multidimensionnelle au Cameroun.