L'ancien militant du MRC, Salomon Beas, a rendu un vibrant hommage à Anicet Ekane, figure de proue du MANIDEM, décédé en clamant son soutien à la victoire contestée d'Issa Tchiroma à l'élection présidentielle de 2025.
« ANICET EKANE, combattant de premières heures pendant les luttes démocratiques au Cameroun, est mort les armes à la main, fidèle à ses positions et convaincu du choix qu’il avait fait », a écrit Salomon Beas. Il a ajouté qu'Ekane est mort en défendant la victoire d'Issa Tchiroma, étant convaincu que ce dernier était le véritable gagnant de l'élection présidentielle de 2025.
Salomon Beas a déploré le silence de certains qui n'ont pas eu le courage de défendre les valeurs qu'incarnait Anicet Ekane.
La levée du corps d'Anicet Ekane a eu lieu le 3 mars 2026 à l'hôpital central de Yaoundé. La cérémonie a été marquée par la présence de figures de l'opposition telles que Me Akere Muna et Maurice Kamto. Cependant, l'absence de représentants du parti au pouvoir, le RDPC, a été remarquée.
Le blogueur Steve Fah a souligné l'importance d'une représentation du RDPC aux obsèques d'Anicet Ekane, insistant sur le fait qu'il est possible d'être adversaires sans être ennemis. Il a plaidé pour un acte républicain reconnaissant la contribution d'Ekane à la nation au-delà de ses positions d'opposant.
Anicet Ekane, né le 17 avril 1951 à Douala, est décédé le 1er décembre 2025 à Yaoundé. Il était une figure de proue de l'opposition camerounaise et président du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM). Son décès est survenu alors qu'il était en détention, après son arrestation le 24 octobre dans le contexte de la crise post-électorale. Des informations avaient fait état de l'absence de soins médicaux adéquats pendant sa détention.
Le ministère de la Défense a déclaré qu'Anicet Ekane est décédé de mort naturelle, information contestée par sa famille. Les autorités avaient ordonné la levée des scellés sur sa dépouille.
La dépouille d'Anicet Ekane a été remise à sa famille le 3 mars, environ trois mois après son décès. Le corps a ensuite été transporté à Douala, sa ville d'origine.
Plusieurs voix s'étaient élevées pour demander une enquête impartiale sur les circonstances de son décès.