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Georges Gilbert Baongla convoqué par la gendarmerie après ses déclarations sur Franck Biya

Georges Gilbert Baongla, se disant fils de Paul Biya, est convoqué pour « cybercriminalité » après des propos sur Franck Biya et la succession présidentielle. Enquête en cours.

Georges Gilbert Baongla convoqué par la gendarmerie après ses déclarations sur Franck Biya
Actualités Cameroun

Georges Gilbert Baongla, qui se présente comme le « fils aîné et légitime » du président Paul Biya, a été convoqué par la gendarmerie nationale. Cette convocation fait suite à une intervention télévisée où il a tenu des propos sur la succession à la tête de l’État camerounais et, plus particulièrement, sur le rôle potentiel de Franck Biya, fils du président, dans ce processus.

Lors de son passage sur Info TV, Baongla a déclaré que le président choisirait « un de ses enfants » pour le poste de vice-président, faisant référence à Franck Biya comme un « enfant adoptif » par opposition à ses « enfants légitimes ». Ces déclarations interviennent dans un contexte où le poste de vice-président a été rétabli, suscitant des interrogations sur le futur successeur constitutionnel de Paul Biya.

La convocation, émise par le Service central de recherches judiciaires, enjoint Baongla de se présenter le 28 avril 2026 dans le cadre d’une enquête pour « cybercriminalité, diffamation et autres ». Le document officiel, signé par le Lieutenant-Colonel Bialo Dieudonné, précise que la convocation s'inscrit dans le cadre d'une « enquête de flagrance ». Les faits reprochés incluent des actes de cybercriminalité et de diffamation, potentiellement liés à ses déclarations sur les réseaux sociaux et les médias.

Ce n’est pas la première fois que Baongla prend position publiquement sur la question de la succession, souvent au détriment de Franck Biya. Ce dernier, généralement discret, n’a jamais répondu publiquement à ces allégations.

La convocation de Baongla soulève des questions sur la liberté d'expression et les limites de la critique envers les figures publiques au Cameroun. Son cas s'inscrit dans un contexte où les instruments juridiques, notamment les lois sur la cybercriminalité, sont utilisés contre ceux qui critiquent le pouvoir. Baongla devra se présenter devant les enquêteurs le 28 avril 2026.

Source : www.lebledparle.com