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Georges Alain Boyomo détaille le rôle potentiel d'un vice-président de la République au Cameroun

Le journaliste Georges Alain Boyomo détaille les attributions potentielles d'un vice-président de la République au Cameroun, un poste qui pourrait être rétabli. Il insiste sur l'équilibre linguistique

Georges Alain Boyomo détaille le rôle potentiel d'un vice-président de la République au Cameroun
Actualités Cameroun

Le poste de vice-président de la République pourrait refaire surface au Cameroun dans les mois à venir. Dans cette perspective, le journaliste Georges Alain Boyomo a exposé en dix points les contours de cette fonction, en s'appuyant sur l'histoire institutionnelle du pays et des exemples étrangers.

Selon M. Boyomo, le vice-président serait nommé par le président de la République après consultation du Parlement. Il occuperait le deuxième rang dans l'ordre protocolaire et son mandat ne serait pas lié à celui du président, permettant ainsi un remplacement en cours de mandat. Il pourrait également exercer des responsabilités par délégation du chef de l'État.

Dans sa vision, le vice-président jouerait un rôle clé en cas d'empêchement du président, assurant l'intérim ou la continuité du mandat en cas de vacance. Le poste intégrerait un équilibre linguistique entre anglophones et francophones, avec des critères d'âge, d'expérience et d'intégrité clairement définis. Le titulaire prêterait serment devant le Parlement, ne pourrait exercer aucune autre activité publique ou privée lucrative, et serait éligible à la présidence à l'issue du mandat qu'il aurait achevé.

Voici les dix points clés définissant le rôle du vice-président selon Georges Alain Boyomo :

Nomination par le président de la République, après consultation du Parlement. Deuxième personnalité de l'État, suivant l'ordre protocolaire. Mandat non lié à la durée du mandat présidentiel, permettant un remplacement en cours de mandat. Assure l'intérim en cas d'empêchement temporaire et achève le mandat présidentiel en cas de démission ou d'empêchement définitif du président, constaté par le Conseil constitutionnel. Origine anglophone si le président est francophone, et inversement. Âgé d'au moins 35 ans, jouissant de ses droits civils et politiques, avec une expérience avérée dans la gestion des affaires publiques et une probité morale irréprochable. Prestation de serment devant le Parlement (Sénat et Assemblée nationale) réuni en congrès. Possibilité d'agir sur délégation du président de la République, via un décret. Incompatibilité des fonctions de vice-président avec toute autre fonction publique et activité privée lucrative. Possibilité pour le vice-président, une fois président et au terme de son mandat, d'être candidat à sa propre succession.

La fonction de vice-président au Cameroun avait été abolie en 1972, lors du passage à un État unitaire. Le rétablissement de ce poste fait l'objet de débats quant à la continuité du leadership et à la représentation des différentes régions du pays.

Source : www.lebledparle.com