Le champion de MMA Francis Ngannou a échangé ses gants contre des crampons le temps d'un week-end, en participant à un essai avec le club de football de deuxième division camerounaise, Sable de Batié. L'événement a suscité l'enthousiasme et la curiosité, l'athlète affichant son amour pour le ballon rond avec un mélange de sérieux et d'humour.
Ngannou, figure emblématique du PFL (Professional Fighters League), a exprimé son plaisir à l'issue de cette expérience. « J’ai fait un essai le week-end dernier pour le Sable de Batié. Le poste d’avant-centre est celui qui m’intéresse le plus, mais je peux aussi jouer milieu. ». Avec une pointe d'humour, il a même ajouté : « Ils m’ont même dit que j’étais meilleur que Samuel Eto’o », avant d’éclater de rire.
Même s'il n'a pas marqué de but lors de cet essai, Ngannou a souligné l'importance de l'expérience. « Que je sois recruté ou non, c’était sympa. Je n’ai pas marqué cette fois-ci, mais la prochaine fois, promis, je vous aurai ! ». Cette déclaration reflète sa passion pour le football, un sport qu'il suit attentivement et pratique dès qu'il en a l'occasion.
Sable de Batié, basé à Batié dans la région des Hauts-Plateaux de l'Ouest Cameroun, a été fondé en 1995 et est membre de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT). Surnommé les « San San Boys », en référence à la production de sable de la région, le club joue ses matchs à domicile au Stade de Batié. En 1999, le club a remporté le championnat de la Première Division du Cameroun.
L'initiative de Francis Ngannou a été saluée comme un coup de pouce pour le club de son village natal. En dehors de ses activités sportives, Ngannou est également impliqué dans des œuvres caritatives à travers sa fondation, venant en aide aux enfants de son village.
Ngannou, né le 5 septembre 1986 à Batié, a connu une enfance difficile, travaillant dans des mines de sable dès l'âge de 10 ans. Son parcours l'a mené des rues de Douala aux rings de MMA, faisant de lui une source d'inspiration pour de nombreux Camerounais.
En mars 2026, Ngannou continue d'inspirer, prouvant que l'on peut poursuivre ses passions, même en dehors de sa discipline principale.