Le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), Samuel Eto'o, a exprimé des critiques à peine voilées envers l'entraîneur belge Marc Brys, tout en réaffirmant son engagement envers la valorisation des compétences locales dans le football camerounais. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre la FECAFOOT et le Ministère des Sports concernant la gestion de l'équipe nationale.
Lors d'un entretien accordé à Digital B Agency la semaine dernière, Eto'o a justifié le renouvellement du contrat de David Pagou, l'entraîneur adjoint des Lions Indomptables. Il a déclaré : « Car s’il est possible de dépenser des millions de FCFA pour rémunérer un entraîneur étranger incompétent, alors il est légitime d’investir des milliards de FCFA pour valoriser un entraîneur camerounais compétent ». Cette affirmation, bien que ne nommant pas directement Marc Brys, est largement interprétée comme une critique à son égard, notamment en raison de l'échec de la qualification des Lions Indomptables pour la Coupe du Monde 2026.
Eto'o a également souligné l'importance d'investir dans les talents locaux, expliquant sa réponse à David Pagou lorsque ce dernier a trouvé son nouveau contrat trop élevé : « Je lui ai répondu que si la Fédération disposait de davantage de moyens, je lui aurais accordé encore plus ». Il insiste ainsi sur sa volonté de donner la priorité aux entraîneurs camerounais compétents, qu'il juge injustement sous-estimés par rapport à leurs homologues étrangers.
Cette prise de position intervient dans un contexte de bras de fer avec le Ministère des Sports, qui a également son mot à dire dans la désignation du sélectionneur national. La FECAFOOT, sous la direction de Samuel Eto'o, semble déterminée à affirmer son autonomie et à mettre en œuvre sa vision pour le développement du football camerounais, en privilégiant les compétences nationales.
Les propos de Samuel Eto'o marquent une nouvelle étape dans le débat sur la place des entraîneurs locaux et étrangers dans le football africain. Ils soulignent également les défis auxquels sont confrontées les fédérations nationales dans leur volonté de promouvoir le développement du football à la base et de construire des équipes nationales compétitives.