La commission régionale du Littoral a procédé, ce 24 février 2026, à la destruction de 2 491 kilogrammes de cocaïne et de tramadol saisis quelques jours plus tôt à l’Aéroport international de Douala. Cette opération spectaculaire met en lumière les efforts constants des autorités camerounaises dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.
Les stupéfiants, interceptés le 20 février 2026, comprenaient 1 057 kilogrammes de cocaïne et 1 434 kilogrammes de tramadol, soit environ 27 millions de comprimés dosés à 225 milligrammes. Avant leur destruction, un inventaire exhaustif a été réalisé par les membres de la commission, et des tests d’identification ont confirmé la nature des produits.
La destruction s'est déroulée sur le site de HYSACAM à Douala, où les stupéfiants ont été broyés puis incinérés. L’opération, qui a duré plus de cinq heures, a été supervisée par le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.
Cette saisie record à l'aéroport de Douala, d'une valeur marchande estimée à 50 milliards de francs CFA (environ 90 millions de dollars), met en évidence l'importance de Douala comme plaque tournante du trafic de drogue en Afrique centrale. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, s'est rendu à l'aéroport après avoir appris la saisie. Il a souligné que cette opération s'inscrit dans une série d'interventions visant à protéger la population et à renforcer la sécurité nationale.
Depuis 2016, les saisies de drogues ont augmenté dans les aéroports de Douala et de Yaoundé-Nsimalen, en partie grâce au déploiement d'unités anti-trafic aéroportuaires (CAAT). En juillet 2025, les douaniers de Douala avaient déjà saisi 200 kg de cocaïne dissimulés dans des fûts en plastique en provenance d'Europe.
La destruction de cette importante quantité de drogue témoigne de l'engagement du Cameroun à lutter contre le trafic de stupéfiants et à protéger sa population des dangers liés à la consommation de drogues. Le gouvernement camerounais continue de renforcer ses mesures de contrôle et de surveillance pour lutter contre ce fléau.