L'avocat et militant politique camerounais, Me Désiré Sikati, a lancé un appel vibrant à la prise de conscience collective concernant les habitudes de consommation et de travail au Cameroun. Dans un texte publié sur les réseaux sociaux ce mardi, il déplore une tendance excessive à la réjouissance au détriment du travail acharné, essentiel selon lui, pour le développement du pays.
Sikati souligne que dans de nombreuses villes camerounaises, le commerce d'alcool et de nourriture est omniprésent, souvent accompagné de musique forte, sans considération pour le voisinage. Il contraste cette réalité avec les pays développés où, selon lui, les populations privilégient le travail et réservent les festivités aux occasions spéciales comme les vacances et les fêtes.
« Aucune nation ne s’est développée en priorisant les réjouissances », affirme-t-il, insistant sur la nécessité d'une refonte profonde des activités de loisirs. Il critique également ceux qui, capables de résister à ces « déviances », se laissent influencer par les « bonbons pasteurs des églises de réveil », les détournant ainsi d'un engagement concret pour le progrès national.
L'avocat donne l'exemple de sa propre discipline, se disant au travail dès 7 heures du matin, tandis que d'autres seraient encoreFatigués par les excès de la nuit. Il appelle donc à une prise de conscience collective pour inverser cette tendance et prioriser le travail et l'effort comme moteurs du développement du Cameroun, à l'horizon 2035.
Cette déclaration intervient dans un contexte où le Cameroun cherche à atteindre ses objectifs de développement durable et à améliorer les conditions de vie de sa population. Les habitudes de consommation et les pratiques culturelles sont de plus en plus étudiées pour comprendre leur impact sur l'économie et le progrès social du pays.